AUF1, un « média alternatif » d’extrême droite qui rayonne au-delà des frontières

Aux élections législatives de septembre 2024, l’extrême droite est devenue la première force politique en Autriche. Derrière cette progression, les experts notent un facteur en particulier : un réseau de sites internet qui se présentent comme des « médias alternatifs » mais qui pratiquent surtout la désinformation. En particulier, une plate-forme du nom de AUF1, lancée en 2021, a acquis une grande influence en l’espace de quelques années … et même au-delà des frontières du pays. Je me suis penchée sur les ressorts de son succès. Mon reportage est a réécouter sur le site de RFI (à partir de 6’15 environ dans l’émission Accents d’Europe).

Wo man Wölfe kennenlernen kann

Ein Forschungszentrum will Akzeptanz für den Wolf schaffen – mit Hilfe von vier Rudeln

Zwei Stunden im Wolfsgehege oder gar ein Spaziergang mit einem Wolf. Mit solchen Angeboten für das breite Publikum wirbt das « Wolf Science Center ». In Ernstbrunn in Niederösterreich leben zehn Wölfe in den weiten Gehegen dieser Forschungseinrichtung der Veterinärmedizinischen Universität Wien und das Team pflegt ein Vertrauensverhältnis zu ihnen. Diese besondere Beziehung erlaubt es nicht nur Wissenschaftlerinnen und Wissenschaftlern, genaue Untersuchungen mithilfe der Tiere durchzuführen. Im Rahmen von Besucherprogrammen wird das Wissen über Wölfe und den Umgang mit ihnen weitergegeben.

Hier geht es zu meinem Ö1-Beitrag: https://oe1.orf.at/programm/20250312/788142/Wo-man-Woelfe-kennenlernen-kann

En Autriche, le spectre d’un chancelier d’extrême droite écarté

A Vienne, gauche, droite et libéraux se sont accordés sur un programme de gouvernement. Le pays sera gouverné par un conservateur pro-européen, Christian Stocker, qui devient chancelier presque par hasard.

Finalement, l’Autriche n’aura pas de «Volkskanzler» (chancelier du peuple), un terme emprunté au vocabulaire hitlérien et appliqué à Herbert Kickl, chef du parti d’extrême droite qui a échoué à former une coalition. Ces huit dernières semaines, le pays est de fait passé de la perspective quasiment assurée d’être dirigé par l’extrême droite, à la constitution d’un gouvernement centriste et pro-européen. La droite conservatrice, la gauche sociale-démocrate et les libéraux du petit parti Neos ont en effet présenté ce jeudi 27 février un programme commun. Leur gouvernement sera mené par un avocat de 64 ans, le conservateur Christian Stocker.

Inconnu à l’étranger, le futur chancelier de la république alpine est à peine plus célèbre dans son pays. Le public a fait sa connaissance lors de son accession surprise à la tête du Parti populaire autrichien (ÖVP), le 5 janvier. Plus tacticien que charismatique, ce fils de député a fait carrière dans la politique communale de sa ville natale, Wiener Neustadt, dans la grande couronne viennoise, avant de suivre le chemin paternel et d’être élu député pour le même parti chrétien-démocrate en 2019. […] La suite en accès libre sur le site de Libération.

Entschuldigung über die Grenzen hinweg

« Sumimasen! » Von feinen kulturellen Unterschieden und Versuchen, diese zu begreifen

Sich entschuldigen – das tun Menschen rund um den Globus. Aber wie und wofür? Darüber herrscht keine Einigkeit. In Japan verbeugt man sich tief, « Sumanai sumimasen!« . In Großbritannien ist das Wörtchen « sorry » allgegenwärtig. Im Iran hat man es lieber blumig – « Bebachshin! Lassen Sie es uns vergessen, der Freundschaft zuliebe ». In der Wissenschaft wird versucht, die mannigfaltigen Formulierungen zu kategorisieren und die Unterschiede zu deuten, in der Annahme, dass die Entschuldigung als Sprechakt zwischen Regelbruch und Versöhnung Wichtiges über die Kulturen verraten kann. Und in der Praxis müssen sich Sprachlernende, Geschäftsreisende und Dolmetschende mit den subtilen Unterschieden arrangieren.

Ich habe heute den dritten Teil der Moment-Themenwoche « Entschuldigung! Über die Versuche, Schuld loszuwerden » gestaltet. Die Sendung kann 28 Tage lang hier nachgehört werden: oe1.orf.at/programm/20250226/785931/Entschuldigung-ueber-die-Grenzen-hinweg

En Autriche, les rêves de pouvoir de l’extrême droite se fracassent sur la culture du compromis

Son chemin semblait tout tracé pour obtenir, pour la première fois, la chancellerie. Mais le FPÖ a trébuché sur son intransigeance dans un pays dont la culture politique depuis 1945 est fondée sur la recherche de concessions.

«En politique autrichienne, tout peut toujours arriver», philosophait mercredi 12 février une journaliste à la fin de son direct depuis le siège de la présidence. Alors que le chemin de l’extrême droite semblait tout tracé, le FPÖ a échoué à trouver un terrain d’entente avec la droite conservatrice pour former un gouvernement de coalition. Quatre mois après avoir remporté les législatives, Herbert Kickl, son leader qui se voyait déjà chancelier, est venu annoncer cet échec au Président.

Comment l’extrême droite a-t-elle ainsi pu trébucher sur le perron de la chancellerie, aussi près de franchir une étape historique ? Ces derniers jours, les informations qui filtraient des négociations de gouvernement révélaient des exigences a priori déraisonnables du parti anti-immigration, sur la fin de la primauté du droit européen ou sur le contrôle de tous les ministères importants. Comme un remake de la tactique de Donald Trump, son désormais fameux «flood the zone», une tentative de déstabiliser son adversaire en le submergeant d’innombrables demandes ahurissantes. Sauf que l’Autriche n’est pas les États-Unis. […] La suite sur le site de Libération.