Le modèle autrichien des restitutions d’œuvres d’art

© KHM-Museumsverband

L’Autriche fait figure de modèle en matière de restitution des œuvres d’art spoliées par les nazis, mais elle doit aujourd’hui répondre aux demandes de pays comme le Mexique. Ce dernier vient de demander la restitution d’une coiffe aztèque qui se trouve au Weltmuseum de Vienne.

J’en parlais hier avec Frédérique Lebel dans Accents d’Europe sur RFI, dans une émission consacrée à ce sujet des restitutions d’œuvres datant de l’époque coloniale (5’45) : rfi.fr/fr/podcasts/20201028-restitution-oeuvres-d-art-afrique-premi%C3%A8re-ligne

La « bourgeoisie âpre » (rohe Bürgerlichkeit)

Pour Libération en ce dimanche de vote.

Alors que le parti conservateur ÖVP pourrait atteindre 20% aux élections municipales et régionales ce week-end, le sociologue allemand Wilhelm Heitmeyer explicite un terme de son invention, «rohe Bürgerlichkeit» : «âpreté bourgeoise» ou «bourgeoisie brutale». Un terme qu’il utilise pour qualifier la radicalisation d’une certaine droite.

En Autriche, la droite traditionnelle, le parti chrétien-démocrate ÖVP, pourrait doubler son score de 2015 lors des élections municipales et régionales ce dimanche à Vienne – de 9 à 20 %. Certains commentateurs expliquent le succès du candidat Gernot Blümel, qui est aussi ministre des Finances en Autriche, par son style «bourgeois âpre», un style déjà adopté depuis 2015 par le jeune chancelier du pays et camarade de longue date de Blümel, Sebastian Kurz. L’«âpreté bourgeoise» ou «bourgeoisie brutale» (rohe Bürgerlichkeit en allemand) est un concept du sociologue allemand Wilhelm Heitmeyer, réputé pour ses travaux sur la violence, l’extrême droite et les phénomènes de désintégration sociale.

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Les « classes d’allemand » sont-elles un bon moteur pour l’intégration ?

Les « classes d’allemand » sont-elles un bon moteur pour l’intégration des enfants issus de l’immigration ?

Les habitants de Vienne éliront, ce dimanche, leur maire et président de région. Avec un cinquième de la population qui vit dans la capitale autrichienne, ce scrutin est particulièrement suivi. L’un des enjeux : l’intégration des immigrés, car en Autriche, près d’un quart de la population est née à l’étranger ou a des origines étrangères – c’est l’un des taux les plus élevés de l’Union européenne – dans la capitale, il atteint 45%.
Pour les écoles, c’est un véritable défi. Comment intégrer de jeunes élèves qui ne parlent pas toujours la langue du pays, l’allemand ? Le sujet fait débat… donc je me suis penchée sur la question et vous pouvez écouter le résultat dans l’Accents d’Europe d’aujourd’hui, sur le site de RFI (à partir de 11’50) : rfi.fr/fr/podcasts/20201009-allongement-acc%C3%A8s-ivg-france-en-retard-rapport-europe

Des monuments au coronavirus en Autriche

Le projet de monument de Wolfgang Becksteiner © Wolfgang Becksteiner

Ils devaient présenter une réflexion sur la pandémie et ses conséquences : 220 artistes locaux ont participé au concours organisé par le Musée universel Joanneum de la ville de Graz et la région de la Styrie. Ceux-ci cherchaient des projets de monuments commémoratif pour la pandémie de covid-19 qui seront réalisés d’ici au printemps prochain. L’un sera construit à Graz, les deux autres ailleurs en Styrie. Les trois vainqueurs ont été annoncés en début de semaine. Je présentais leurs projets dans Accents d’Europe sur RFI ce vendredi, et vous pouvez écouter tout ça ici (à partir de 13’10 min) : rfi.fr/fr/podcasts/20200925-tensions-entre-ath%C3%A8nes-et-ankara-minorit%C3%A9-turcophone-thrace-occidentale-crainte

Le projet de Werner Reiterer (après 5 ans d’enfoncement) © Werner Reiterer

Das Gift der Zigarettenenden

Und noch ein Umweltthema… Einer meiner ersten Beiträge für Moment ist gestern wiederholt worden und kann also sieben Tage nachgehört werden, und zwar genau hier: oe1.orf.at/player/20200903/611310/1599139802724

Klein, aber keine Kleinigkeit: der achtlos weggeworfene Zigarettenstummel

Laut « Naturschutzbund Österreich » werden hierzulande jedes Jahr 4,5 Billionen Zigarettenstummel weggeworfen – eine besondere Belastung für die Umwelt. In einem einzigen Stummel befinden sich bis zu 4.000 schädliche Stoffe. Das dicke Ende des genussvoll gerauchten Glimmstängels findet man im Magen vieler Tiere, es beeinträchtigt das Wachstum der Pflanzen, im Süßwasser zerfällt es erst nach 15 Jahren.