Faut-il se méfier de l’intelligence artificielle ?

La « galerie des ancêtres » de l’intelligence artificielle, au Musée des techniques de Vienne.

« L’Agence européenne des droits fondamentaux met en garde sur l’urgence de protéger les Européens. Car les applications utilisant l’intelligence artificielle, si elles sont un relais de croissance, peuvent aussi être source d’erreurs et de discriminations.

41% des entreprises européennes utilisent l’IA

Assistants vocaux, systèmes de reconnaissance faciale, voitures autonomes, l’intelligence artificielle est aujourd’hui partout. En Europe, pas loin d’une entreprise sur deux utilise cette technologie qui permet à des machines d’analyser leur environnement au lieu d’exécuter de simples instructions dictées par l’homme. »

Retour sur les nombreuses questions que soulève le recours à l’IA, dans mon reportage sur RFI que vous avez pu entendre mardi dernier en début de l’émission Accents d’Europe. Ou ici : rfi.fr/fr/podcasts/accents-d-europe/20210112

Et puis, je suis revenue sur les dernières annonces en matière de train de nuit en Europe (avec un direct Paris-Vienne attendu en décembre prochain !). Vous entendez cela dans l’Accents du lendemain. Mais je recommande surtout le premier reportage de l’émission, par Jean Cassey, sur la culture du train de nuit en Russie : rfi.fr/fr/podcasts/accents-d-europe/20210113

En Autriche, on vote à 16 ans. Quel impact sur la participation politique des jeunes ?

Amina Guggenbichler et Rebekka Dober en réunion dans les locaux de l’association « YEP – Voix de la jeunesse ».

Comment faire pour encourager les jeunes à participer à la politique ? L’Autriche a tenté de répondre à cette question en abaissant l’âge du droit de vote à 16 ans dès 2007. L’objectif à l’époque : freiner l’abstention grandissante dans le pays. 13 ans plus tard, la jeunesse est-elle devenue une force politique dans cette petite démocratie d’Europe centrale ? Éléments de réponse dans mon reportage diffusé vendredi dernier par RFI.

Version courte : rfi.fr/fr/podcasts/reportage-international/20201217-en-autriche-on-vote-%C3%A0-16-ans-quel-impact-sur-la-participation-politique-des-jeunes

Version longue : rfi.fr/fr/podcasts/accents-d-europe/20201218-l-europe-face-au-d%C3%A9fi-du-renouvellement-et-du-rajeunissement-de-ses-%C3%A9lites-politiques

Pour ces deux ans, YEP organise une opération de financement participatif. C’est ici.

La culture et les arts vivants sont-ils des biens essentiels ?

À Vienne, la curatrice Christine Bruckbauer met à profit la vitrine de la salle d’exposition Philomena + pour continuer d’exposer.

L’Autriche est complètement reconfinée depuis une semaine. Les musées, salles de concerts et théâtres font partie des lieux qui ne sont pas jugés indispensables et sont donc fermés.
Tout au long de cette période de pandémie, ce qui était interdit ou autorisé, pour qui et quand, a changé constamment, mais le monde de la culture a été l’un des plus touchés par les interdictions. Depuis quelques semaines, les directeurs d’établissements et organisateurs d’événements culturels font entendre leur grogne et le pianiste et organisateur de festival Florian Krumpöck prépare maintenant une plainte auprès de la Cour constitutionnelle. Pour lui et de nombreux collègues, les citoyens ont besoin des arts vivants, même en temps de pandémie – et même, surtout en temps de pandémie… Mon reportage sur la question a été diffusé aujourd’hui par Accents d’Europe sur RFI et vous pouvez le télécharger ou l’écouter ici : rfi.fr/fr/podcasts/accents-d-europe/20201123-les-arts-vivants-sont-ils-un-bien-essentiel

Attentat de Vienne : de multiples ratés dans le suivi du terroriste

Le ministre de l’Intérieur autrichien a reconnu «un problème de communication entre les services». Agence de renseignement, ministère de la Justice, dirigeants successifs… chacun se renvoie la balle.

Les autorités autrichiennes auraient-elles pu empêcher l’attentat de Vienne ? Après chaque attaque terroriste, la question se pose inévitablement. Elle est particulièrement aiguë en Autriche. Quatre jours après la fusillade qui a fait cinq morts – dont son auteur – et une vingtaine de blessés, parmi lesquels sept sont dans un état grave, le pays se demande si son service de renseignement et son système judiciaire ont dysfonctionné ou non, et s’ils sont aptes à assurer sa sécurité.

L’enquête sur le tireur et d’éventuels complices suit son cours, notamment en Suisse, où deux hommes ont été arrêtés. Mais médias et opposition politique pointent déjà du doigt de grosses lacunes dans le travail des autorités en amont du passage à l’acte du terroriste. Elles auraient permis à Fejzulai Kujtim, jeune Viennois de 20 ans, pourtant déjà condamné en 2019 à vingt-deux mois de prison pour avoir tenté de rejoindre l’Etat islamique en Syrie, de préparer un attentat et de s’armer, au nez et à la barbe des services de renseignements et de ses agents de probation.

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Le modèle autrichien des restitutions d’œuvres d’art

© KHM-Museumsverband

L’Autriche fait figure de modèle en matière de restitution des œuvres d’art spoliées par les nazis, mais elle doit aujourd’hui répondre aux demandes de pays comme le Mexique. Ce dernier vient de demander la restitution d’une coiffe aztèque qui se trouve au Weltmuseum de Vienne.

J’en parlais hier avec Frédérique Lebel dans Accents d’Europe sur RFI, dans une émission consacrée à ce sujet des restitutions d’œuvres datant de l’époque coloniale (5’45) : rfi.fr/fr/podcasts/20201028-restitution-oeuvres-d-art-afrique-premi%C3%A8re-ligne