Fahrgeschäft mit Fangemeinde: das Tagada

Mechanismen eines Kult-Karussells

Ilona Wiesbauer mit Sohn und Tagada-Rekommandeur Björn vor einem der zwei Tagadas der Familie.

Bis zu 16 Umdrehungen pro Minute, fünf Minuten lang. Ob im burgenländischen Gols, im Zillertal oder in Villach: An Sommerabenden treffen sich Teenager beim Tagada, um von der Fliehkraft in die Bänke am Rand des Ringelspiels gedrückt zu werden. Die « Profis » stehen während der Fahrt auf; manche springen, drehen sich, tanzen. Für den eigenen, analogen Spaß, das Gefühl der Schwerelosigkeit, aber auch für das Publikum, also für jene, die sich nicht trauen und von außerhalb der Zentrifuge die seltsam geneigten Silhouetten auf der rotierenden Scheibe beobachten. Österreich sei ein « Tagada-Land », sagen SchaustellerInnen. Dieses Fahrgeschäft wurde in den 1970er-Jahren populär und 16 Exemplare touren heute immer noch mit den Kirtagen durch die Bundesländer. Eines ist außerdem im Wiener Prater angesiedelt. Was hat es mit diesem Karussell auf sich? Weshalb zieht es speziell junge Menschen über Generationen hinweg zum Tagada?

Meine Sendung für Ö1 ist hier 28 Tage lang abrufbar: oe1.orf.at/programm/20260908/844232/Fahrgeschaeft-mit-Fangemeinde-das-Tagada

En Autriche, la construction d’un supermarché Lidl sur le site d’un camp nazi provoque un tollé

A Leobersdorf, le site d’un lieu marqué par les horreurs de la Shoah va accueillir un parc d’activité commercial, malgré les protestations d’associations locales.

Avec les militants locaux qui dénoncent le chantier en cours, à l’arrière-plan. © Christian Husar/Lokalinitiative NS-Zwangsarbeit Leobersdorf

Les pelleteuses ont commencé leur travail il y a bientôt un an mais les responsables du projet restent prudemment silencieux. A une trentaine de kilomètres au sud de Vienne, une vaste zone d’activité commerciale s’apprête à voir le jour, bâtie sur un terrain où était installé un camp de concentration pendant la Seconde Guerre mondiale. La presse locale a d’abord révélé qu’un grand entrepôt frigorifique ouvrirait ses portes à cet endroit, situé en périphérie de la petite ville de Leobersdorf. Puis fin juin, les journaux viennois Falter et Wiener Zeitung ont relancé la polémique en dévoilant qu’un Lidl ferait aussi partie de l’ensemble sur le site du camp d’Hirtenberg, qui fut le deuxième plus grand camp pour femmes en Autriche.

La chaîne allemande de supermarchés, qui appartient au groupe Schwarz, a confirmé à Libération son intention d’ouvrir un magasin dans le nouveau parc d’activité, tout en précisant que celui-ci ne se trouvera pas à l’endroit précis où était construit le camp nazi mais «sur une parcelle avoisinante». L’enseigne affirme aussi qu’elle ne veut pas qu’on oublie les «crimes commis ici» et le propriétaire du terrain, un promoteur immobilier, parle de mettre en place un «chemin mémoriel» à la lisière de son terrain.

«Logique du profit»

Celui-ci s’étend sur huit hectares et le propriétaire souligne que seuls 10 % de cette surface étaient occupés par le camp de concentration à proprement parler, se gardant bien de préciser qu’une grande partie des lieux accueillait d’autres structures dirigées par les nazis, à savoir un camp de travail forcé et un camp de prisonniers de guerre français. […] La suite sur le site de Libération ou sur demande (en tant qu’abonnée, je peux offrir 10 articles par mois).

Über ein Facebook-Verbot für Senior:innen

Gefahren und Generationenkonflikt in den sozialen Netzwerken

Kindern und Jugendlichen wird Social Media verboten. Die Bundesregierung will in den kommenden Wochen einen Gesetzesentwurf vorlegen, um unter 14-Jährige vor Risiken zu schützen, die auf TikTok, Instagram und anderen Plattformen lauern. Aus der Gesellschaft mehren sich gleichzeitig Hinweise darauf, dass diese Gefahren vulnerable Menschen auch im hohen Alter betreffen. Ältere Nutzerinnen und Nutzer teilen in den USA mehr Falschmeldungen online als jüngere; erwachsene Kinder suchen in Deutschland immer öfter bei spezialisierten Einrichtungen wegen ihrer radikalisierten Eltern Hilfe; Handysucht werde ein Thema auch im Pensionsalter, berichten österreichische Beratungsstellen. In diesem Kontext sorgte der provokante Gedanke eines deutschen Influencers vor einigen Monaten für Wirbel: Sollten wir nicht auch über ein Social-Media-Verbot für über 60-Jährige nachdenken? Moment über einen nicht ernst gemeinten Vorschlag und die ernsten Fragen, die er aufwirft.

Auf der Ö1-Homepage kann man meinen Beitrag 28 Tage lang nachhören: oe1.orf.at/programm/20260701/835943/Ueber-ein-Facebook-Verbot-fuer-Senior-innen

Un ancien général syrien devant la justice

A Vienne, deux anciens responsables des services syriens sont jugés pour des actes de torture commis à Raqqa entre 2011 et 2013. Un procès «historique» pour les ONG impliquées dans le procès, qui repose sur des témoignages de victimes dispersées en Europe.

L’un était général, l’autre policier. Khaled al-Halabi et Musab Abu Rukhbah sont aujourd’hui jugés pour des crimes qu’ils auraient commis à Raqqa en Syrie entre avril 2011 et mars 2013, lors de l’un des rares procès au monde concernant des faits de torture commis sur des opposants au régime de Bachar al-Assad.

En ce mois de juin, ces deux anciens membres de l’appareil syrien passent, pendant treize jours d’audiences, de longues heures sous les yeux d’un public assidu. L’ex-général de brigade Khaled al-Halabi, petit homme sec de 63 ans impassible derrière ses lunettes rouges, est le plus haut gradé jamais traduit devant la justice pour des faits de torture d’Etat en Syrie. Il encourt selon le droit autrichien jusqu’à dix ans de prison. Il plaide non-coupable, comme son coprévenu.

Les témoignages des plaignants sont terribles. Les détenus avaient les yeux bandés pendant les interrogatoires, et lors de leurs déplacements, ils devaient garder le regard au sol. Dans un régime paranoïaque, les tortionnaires prenaient garde à ne pas pouvoir être identifiés. Quinze ans plus tard, c’est une difficulté dans le procès qui se tient à Vienne depuis le 1er juin. Mais, parfois, un bandeau peut glisser sous les coups ou être oublié, mal positionné. […]

La suite pour les abonnés à Libération ici ou par mail pour les intéressés qui m’en font la demande.

Pour la première fois 40°C dans le centre de Vienne

Après la France et l’Espagne, la canicule en Europe se déplace vers l’est et frappe maintenant de plein fouet l’Europe centrale. Hier, dimanche, le mercure a atteint pour la première fois depuis le début des enregistrements les 40°C dans le centre de Vienne. On se prend à rêver – ou plus – de climatiseur… Mon intervention à écouter dans le Tour du monde des correspondants d’hier sur RFI : rfi.fr/fr/podcasts/tour-monde-correspondants/