C’est mi-mai, au concours eurovision de la chanson, que le débat a pris de l’ampleur… Alors qu’il venait d’emporter la victoire, le jeune chanteur JJ plaidait pour l’exclusion d’Israël du concours, comme la Russie après qu’elle a attaqué l’Ukraine. Un scandale en Autriche ! Ce pays compte en effet parmi les plus fervents soutiens d’Israël en Europe. Mais cette position commence à être difficile à tenir… J’ai dit quelques mots sur la question dans Accents d’Europe sur RFI lundi dernier (à partir de 11’35, après le reportage à Prague).
Auteur : Céline
Un pays ébranlé par une horreur sans précédent
Un homme de 21 ans a ouvert le feu dans son ancien établissement scolaire de Graz mardi matin, faisant au moins dix morts et plusieurs blessés graves, avant de se suicider.
Devant le lycée, une jeune femme hésite, sans doute impressionnée par les policiers et les caméras de télévision plantées non loin de là. Puis elle sort deux gerbes de fleurs de son sac à dos, les accroche sur le grillage et s’éloigne sans un mot, les larmes aux yeux. La banque d’en face est fermée «pour raison de sécurité» ; une cycliste attend, par habitude dans ce pays, que le feu passe au vert pour traverser même si la rue est déserte, bloquée à la circulation par les forces de l’ordre. Dans cette artère bordée d’immeubles modernes, proche du centre de la deuxième plus grande ville d’Autriche, c’est le silence qui frappe, en ce début d’après-midi.
Quelques heures plus tôt, mardi au matin, dix personnes ont été tuées dans une fusillade dans les murs de l’établissement lycée de la Dreierschützengasse. Le bilan initial était de neuf morts, une dixième victime est décédée de ses blessures en fin de journée. […] La suite sur le site de Libération, pour les abonnés.
Jetzt live: Anarchische Stempel – Der Pariser Künstler Tampographe Sardon

Ein Totenkopf; zwei Männer, die innig Tango tanzen; eine ätherische Libelle; Pin-up-Girls und nackte Cowboys. Kunstgeschichte trifft auf Punk und schwarzen Humor. Der Pariser Vincent Sardon produziert unter dem Künstlernamen Tampographe schöne und provokative Stempel. Was als private Leidenschaft begann – er selbst nennt es eine Neurose -, ist dank Internet zu einer kleinen Erfolgsgeschichte geworden.
Ich habe den Stempelmacher in seinem kleinen Geschäft in der Nähe des Promi-Friedhofs Père-Lachaise besucht und für die Ö1-Sendereihe Diagonal einen Beitrag gemacht, der heute gesendet wird. Die Sendung beginnt um 17.05 Uhr. Hier kann man sie danach glücklicherweise noch 28 Tage lang nachhören (Beginn meines Beitrags bei ca. 88:00).
Réarmement, pacifisme et « neutralité perpétuelle » en Autriche
Très attaché à sa neutralité, le petit pays alpin est rattrapé par les bouleversements géostratégiques qui se traduisent par une remise en question de son identité nationale au moment où la Seconde République vient de fêter ses 80 ans.
«Alors, quand est-ce que vous partez pour l’Ukraine ?» Le caporal réserviste Harald G. hausse les épaules. «Jamais, répond ce sévère trentenaire à ses concitoyens qui lui posent la question, rapporte-t-il. Je n’irai pas faire la guerre à l’étranger. Mon devoir, c’est de protéger mon pays.» En Autriche, pays neutre depuis 1955, l’armée ne peut en principe pas intervenir en dehors du territoire national et le grand public le sait bien. Il n’empêche que le caporal se fait de plus en plus interpeller sur ce sujet.
Nichée au pied des Alpes et entourée de membres de l’Otan, l’Autriche se perçoit globalement comme une «île des bienheureux» à l’abri des conflits armés. Mais la décomposition de l’ordre international de l’après-guerre et la mise à jour des politiques de défense sur le Vieux Continent signifient pour la république autrichienne une évolution du consensus national touchant au cœur de son identité, au moment même où elle fête ses quatre-vingts ans d’existence. Ne pouvant plus confondre neutralité et pacifisme, l’Autriche a décidé d’augmenter ses «capacités de défense» et le gouvernement tripartite semble bénéficier, sur ce point, d’un large soutien dans l’opposition et les médias.En 2024, le budget militaire du pays, toujours parmi les plus bas en Europe, atteignait pour la première fois depuis le début du siècle 0,95% du PIB.
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A Vienne, cachez ce «balcon d’Hitler» que l’Autriche ne saurait voir
En amont des commémorations de la fin du nazisme, des historiens relancent l’idée de transformer en mémorial la vaste terrasse du palais d’où le dirigeant nazi avait célébré l’Anschluss, en 1938.

Et si on y déposait un grand bloc de granit venu du camp de concentration de Mauthausen ? Il serait alors impossible d’admirer cet imposant balcon sans une pensée pour les horreurs nazies et la responsabilité de l’Autriche. C’est l’une des trois propositions utopiques mises en maquettes et exposées à partir de ce mardi 22 avril au Musée de l’histoire de l’Autriche. L’institution souhaite relancer le débat au sujet du balcon de l’ancien palais impérial de Vienne, duquel Adolf Hitler avait célébré l’Anschluss le 15 mars 1938. Le dictateur y avait proclamé la dissolution de l’Etat autrichien et son rattachement au IIIe Reich devant une foule en liesse.
Plusieurs historiens et personnalités de la vie intellectuelle autrichienne appellent aujourd’hui à réaménager ce lieu symbolique, alors que l’Europe s’apprête à célébrer les quatre-vingts ans de la fin du nazisme, en mai, et l’Autriche la proclamation de sa Seconde république ce dimanche 27 avril. Car le «balcon d’Hitler» – en réalité, il s’agit d’une vaste terrasse – ne fait, à ce jour, l’objet d’aucune intervention mémorielle extérieure et son avenir est incertain, le Musée de l’histoire, dont il dépend depuis sept ans, devant déménager en 2028.
C’est «une friche mémorielle qui fait honte» […] La suite sur le site de Libération.
