L’Autriche au cœur de l’influence russe en Europe

Depuis fin juin, l’ancien Premier ministre français François Fillon siège au Conseil d’administration d’un groupe pétrolier russe. Ce n’est pas le seul politique européen qui se soit reconverti dans une entreprise russe, à un poste très bien payé – l’ancien chancelier allemand Gerhard Schröder est l’exemple le plus connu. Mais s’il y a un pays qui reste sans doute champion en la matière, il s’agit bien de l’Autriche… Comment fonctionne cette stratégie d’influence et pourquoi les Autrichiens sont-ils si souvent embauchés par des organisations russes après une carrière politique ? Pour écouter mon interview avec l’auteur Anton Shekhovtsov sur la question, c’est dans Accents d’Europe de vendredi dernier, ici : https://www.rfi.fr/fr/podcasts/accents-d-europe/20210716-face-aux-d%C3%A9bris-spatiaux-l-europe-veut-faire-le-m%C3%A9nage-en-orbite

Le soja local, solution écologique ? L’exemple autrichien

L’Europe a besoin de près de 40 millions de tonnes de soja chaque année – principalement pour nourrir les bêtes d’élevage. Elle en importe dans les 80 %, principalement du continent américain. Il est souvent issu de cultures OGM ou de la déforestation. C’est un problème écologique. Pourtant, le soja est une plante qui peut très bien pousser en Europe ! En Autriche, des acteurs s’investissent pour développer la culture de cette légumineuse. Le pays est pionnier en la matière. Je me suis rendue dans la région ensoleillée du Burgenland, à la rencontre d’un couple de producteurs.

« Beaucoup de gens nous disent : « Quoi, il y a du soja qui pousse en Autriche ? Mais non, c’est quelque chose qui vient d’outre-mer, ça ne pousse qu’au Brésil ! » Pour beaucoup, c’est une plante encore utopique. »

Pour écouter ce reportage, c’est ici, à la fin de l’émission « Accents d’Europe » d’hier : rfi.fr/fr/podcasts/20200901-accents-d-europe-rentree-covid

Ici, le site internet de Ludwig Birschitzky et Ulla Wittmann, avec la liste des endroits où l’on peut acheter leur tofu et autres produits de leur soja bio : manufaba.at

Le casse-tête des jeux d’argent en Autriche

En Autriche, la multinationale Novomatic est au cœur d’une affaire de corruption et de lobbyisme présumés impliquant d’ex-responsables politiques au sommet de l’État. Depuis début juin, une commission d’enquête parlementaire se penche sur ces soupçons. Alors que les auditions des témoins se poursuivent et révèlent l’ampleur d’un véritable casse-tête légal, international et de santé publique, un aperçu des enjeux dans le secteur des jeux d’argents et de hasard sur RFI, dans l’émission Accents d’Europe d’hier : www.rfi.fr/fr/podcasts/20200714

Foyer d’infection à Ischgl : l’heure des comptes

Pour Libération, hier.

Comment une station de ski alpine a-t-elle pu devenir un foyer épidémiologique majeur en Europe ? Après des révélations médiatiques et des plaintes de touristes contaminés, le parlement régional du Tyrol a créé une commission d’enquête qui doit maintenant faire la lumière sur la gestion de la crise par les autorités.

Ronald Rohrer se met au travail cette semaine. Le juge à la retraite et ancien vice-président de la Cour suprême autrichienne a été chargé il y a dix jours par le gouverneur du Land du Tyrol, à la demande de son parlement régional, de former une commission. Elle doit enquêter sur la gestion très critiquée de la crise sanitaire dans cette région de l’ouest de l’Autriche. Après des semaines où les autorités tyroliennes et autrichiennes ont rechigné à faire œuvre de transparence, au nom de la priorité donnée à la sortie de crise, c’est le premier mécanisme enclenché pour amorcer une autocritique dans cette petite république d’Europe centrale aux 8,9 millions d’habitants. Lire la suite « Foyer d’infection à Ischgl : l’heure des comptes »

En Autriche, faute de soignantes étrangères, les seniors menacés d’abandon

Les restrictions établies aux frontières des pays d’Europe centrale et orientale font craindre un effondrement du secteur paramédical autrichien, fortement dépendant de travailleuses roumaines, slovaques et bulgares.

Un vent de panique souffle dans les familles autrichiennes. «Quand l’auxiliaire de vie bulgare qui s’occupe de ma mère de 84 ans nous a annoncé qu’elle ne prendrait pas son service comme prévu, j’ai pris en urgence une semaine de congé, je me suis préparée à partir pour Graz, où vit ma mère, et je me suis organisée afin d’effectuer un test pour le coronavirus», témoigne Birgit Dornbusch, éducatrice spécialisée viennoise de 56 ans. Son cas est exemplaire de ce que vivent plus de 33 000 familles autrichiennes dont l’organisation au quotidien dépend entièrement de 60 000 à 70 000 travailleuses étrangères du secteur paramédical : l’incertitude et l’angoisse de ne trouver personne pour s’occuper de leurs aînés. Lire la suite « En Autriche, faute de soignantes étrangères, les seniors menacés d’abandon »