Foyer d’infection à Ischgl : l’heure des comptes

Pour Libération, hier.

Comment une station de ski alpine a-t-elle pu devenir un foyer épidémiologique majeur en Europe ? Après des révélations médiatiques et des plaintes de touristes contaminés, le parlement régional du Tyrol a créé une commission d’enquête qui doit maintenant faire la lumière sur la gestion de la crise par les autorités.

Ronald Rohrer se met au travail cette semaine. Le juge à la retraite et ancien vice-président de la Cour suprême autrichienne a été chargé il y a dix jours par le gouverneur du Land du Tyrol, à la demande de son parlement régional, de former une commission. Elle doit enquêter sur la gestion très critiquée de la crise sanitaire dans cette région de l’ouest de l’Autriche. Après des semaines où les autorités tyroliennes et autrichiennes ont rechigné à faire œuvre de transparence, au nom de la priorité donnée à la sortie de crise, c’est le premier mécanisme enclenché pour amorcer une autocritique dans cette petite république d’Europe centrale aux 8,9 millions d’habitants. Lire la suite « Foyer d’infection à Ischgl : l’heure des comptes »

En Autriche, faute de soignantes étrangères, les seniors menacés d’abandon

Les restrictions établies aux frontières des pays d’Europe centrale et orientale font craindre un effondrement du secteur paramédical autrichien, fortement dépendant de travailleuses roumaines, slovaques et bulgares.

Un vent de panique souffle dans les familles autrichiennes. «Quand l’auxiliaire de vie bulgare qui s’occupe de ma mère de 84 ans nous a annoncé qu’elle ne prendrait pas son service comme prévu, j’ai pris en urgence une semaine de congé, je me suis préparée à partir pour Graz, où vit ma mère, et je me suis organisée afin d’effectuer un test pour le coronavirus», témoigne Birgit Dornbusch, éducatrice spécialisée viennoise de 56 ans. Son cas est exemplaire de ce que vivent plus de 33 000 familles autrichiennes dont l’organisation au quotidien dépend entièrement de 60 000 à 70 000 travailleuses étrangères du secteur paramédical : l’incertitude et l’angoisse de ne trouver personne pour s’occuper de leurs aînés. Lire la suite « En Autriche, faute de soignantes étrangères, les seniors menacés d’abandon »

Nucléaire : réacteurs slovaques, inquiétudes autrichiennes

Un sujet sur les inquiétudes autrichiennes concernant la centrale nucléaire slovaque de Mochovce, réalisé avant que le Coronavirus ne tombe sur l’Autriche et diffusé vendredi par Accents d’Europe.  L’émission se penchait sur les enjeux européens de la sortie du nucléaire.

Pour écouter la totalité de l’émission, c’est ici : www.rfi.fr/fr/podcasts/20200313

L’Autriche est sortie du nucléaire depuis plus de 40 ans ! Depuis, les gouvernements de tous bords mènent une croisade inlassable pour que d’autres pays leur emboîtent le pas en Europe. La publication d’une vidéo d’un lanceur d’alerte, il y a une dizaine de jours, a relancé le débat sur les centrales qui entourent le pays. Les inquiétudes concernent les réacteurs présents tout près de la frontière autrichienne en Slovaquie.

La vidéo du lanceur d’alerte diffusée par l’ONG Global 2000 : www.youtube.com/watch?v=fss4qqtcTXg&feature=emb_logo

Gusen et l’enjeu des camps « annexes » : Mauthausen était partout

Depuis début janvier, l‘Autriche a un nouveau gouvernement. Le programme sur lequel s‘est accordée une coalition des conservateurs et des Verts fait 328 pages. Un point qui y tient en une ligne est passé relativement inaperçu… en Autriche en tout cas. En cette année de commémoration et après des pressions venues de Pologne, Vienne a décidé de racheter certains terrains sur lesquels se trouvait l‘ancien camp de concentration de Gusen, où ont péri 37 000 personnes dont près de 28 000 venues de Pologne. Écoutez mes explications dans l’émission Accents d’Europe de lundi : www.rfi.fr/fr/podcasts/20200127-auschwitz-camp-memoire-devoir-guerre-mondiale-juifs-antisemitisme

« Sebastian Kurz chancelle »

Hier, le chancelier conservateur, plombé par l’affaire d’Ibiza, est tombé après une motion de censure. Une première dans l’histoire de la Seconde république autrichienne. Je vous racontais hier cette journée historique dans Libération. Extrait :

La cheffe des sociaux-démocrates a exposé les motifs de la motion de censure devant des députés très échauffés. Sebastian Kurz, qui s’est engagé dans une coalition avec l’extrême droite «en dépit de tous les avertissements», serait «responsable de la situation actuelle». Pamela Rendi-Wagner tacle également sa gestion de crise. Cette dernière semaine, il aurait tenté de former un gouvernement sans majorité parlementaire. Nuque raide, Sebastian Kurz, assis sur le banc du gouvernement, détourne la tête avec un sourire narquois.

La suite est à lire dans le journal du jour ou ici : www.liberation.fr/planete/2019/05/27/autriche-sebastian-kurz-chancelle-finalement_1729968

Sebastian Kurz a été renversé par le parlement, le très bon score de son parti aux élections européennes de dimanche n’a en rien changé la détermination des députés sociaux-démocrates, d’extrême droite et du petit parti Jetzt.

Hier, j’analysais aussi les résultats de ces européennes, captivantes en Autriche. Joie des conservateurs, soulagement de l’extrême droite, les Verts qui jouent au phœnix… c’était dans Accents d’Europe (à partir de 8:00) : www.rfi.fr/emission/20190527-europe-elections-parlement-verts-allemagne-grunen-populistes-marche-climat-brexit