Les Autrichiens sont-ils encore nostalgiques de l’époque des Habsbourg?

L’histoire et comment elle influence la société actuelle : on continue dans la lancée des questions posées avec Dollfuss, avec aujourd’hui un chapitre de leur histoire nettement plus apprécié des Autrichiens…

Le mémorial Sissi du Volksgarten, parfaitement situé entre la chancellerie fédérale, le parlement autrichien et le Burgtheater (en arrière-plan).

À Vienne, ancienne capitale de l’empire austro-hongrois et aujourd’hui celle de la bien plus petite République d’Autriche, le passé et surtout celui de la grande époque des Habsbourg est très présent : dans les monuments, les noms de rue ou sur les vénérables enseignes de certains commerces, qui se targuent encore d’avoir été, il y a plus d’un siècle, les fournisseurs de la cour. Sans parler de certaines survivances socioculturelles, comme la possibilité pour les hauts fonctionnaires d’obtenir, à vie, le titre de Hofrat, conseiller de la cour. Il convient alors d’utiliser ce titre officiel lorsqu’on leur adresse la parole…

Les Autrichiens qui vivent à l’ombre de toute cette splendeur passée sont-ils encore nostalgiques du „monde d’hier“, comme l’écrivain Stefan Zweig en son temps et, pour sa part, de manière bien compréhensible ? C’est la question que m’a posée Accents d’Europe. Le résultat ? Une recherche dans les rues de Vienne et dans les pages de livres d’histoire, diffusée le 2 mai dernier : www.rfi.fr/fr/podcasts/accents-d-europe/20230502-les-sicules-ce-peuple-de-gardes-fronti%C3%A8res-en-roumanie

Une millionnaire qui demande à payer plus d’impôts

C’est une petite lettre qui n’est pas passée inaperçue. Adressée au Forum économique mondial qui se tenait à Davos, en Suisse, le mois dernier, elle était signée par quelque 200 millionnaires qui demandaient à être davantage imposés. « Une mesure rendue nécessaire », expliquaient-ils, « par une société des extrêmes mise en danger par les inégalités croissantes ».

Parmi ces signataires : Marlene Engelhorn, une jeune héritière autrichienne, très lucide sur l’état de son portefeuille et de sa planète. Mon interview avec elle a été diffusée vendredi dernier en début d’émission dans « Accents d’Europe » : rfi.fr/fr/podcasts/accents-d-europe/20230210-l-europe-des-millionnaires

Autriche : le retour au charbon

L’ancienne centrale au charbon désaffectée (plus vraiment, déjà) de Mellach à côté d’une centrale plus moderne, à gaz.

La guerre en Ukraine a donné un coup d’arrêt brutal à des décennies de gaz bon marché importé de Russie vers toute l’Europe. Parmi les pays particulièrement dépendants, l’Autriche. Depuis la fin février 2022, la République alpine se démène pour trouver des alternatives. La peur d’un hiver sans gaz a fini par avoir raison d’un tabou : le retour au charbon a été acté. Recul scandaleux ou pragmatisme louable ? En Autriche, la décision divise… Écoutez mon reportage diffusé hier dans Accents d’Europe (à partir de 5:00) : rfi.fr/fr/podcasts/accents-d-europe/20220707-europe-le-retour-au-charbon-pour-combler-l-arr%C3%AAt-du-gaz-russe

« Nous serons l’archive de notre pays pour l’avenir » : la solidarité avec les artistes ukrainiens en Autriche

L’émission Accents d’Europe de ce jour était consacrée aux ratés et réussites de l’accueil des réfugiés ukrainiens en Europe. Un bel exemple autrichien : j’ai produit un reportage sur la solidarité particulièrement bien organisée ici envers les artistes ukrainiens — pourquoi elle fonctionne et comment … et pourquoi envers les artistes en particulier ? Les réponses dans mon reportage, qui commence vers 5’48 : rfi.fr/fr/podcasts/accents-d-europe/20220608-rat%C3%A9s-et-r%C3%A9ussites-de-l-accueil-des-r%C3%A9fugi%C3%A9s-ukrainiens

L’Autriche, prise au piège de sa dépendance au gaz russe

40 % du gaz utilisé en Europe vient de Russie. La guerre en Ukraine et l‘affrontement diplomatique avec Vladimir Poutine font craindre une crise de l‘approvisionnement.

Un pays pivot : l‘Autriche. Elle assure le transit d‘environ 30 milliards de mètres cubes de gaz russe chaque année vers le Sud et l‘Ouest de l‘Europe, en particulier. Le gaz arrive principalement via un pipeline qui traverse l’Ukraine.

Et l’Autriche elle-même dépend très fortement de cette source pour sa propre consommation : 80 % du gaz utilisé dans le pays vient de Russie. Avec l’irruption des troupes du Kremlin en Ukraine, l’Autriche se retrouve, d’un coup, prise au piège de sa grande dépendance énergétique.

Mon reportage sur le sujet, diffusé dans Accents d’Europe vendredi dernier (à partir de 6’40) : rfi.fr/fr/podcasts/accents-d-europe/20220311-abramovitch-sanctionn%C3%A9-la-vente-de-chelsea-bloqu%C3%A9e