Un ancien général syrien devant la justice

A Vienne, deux anciens responsables des services syriens sont jugés pour des actes de torture commis à Raqqa entre 2011 et 2013. Un procès «historique» pour les ONG impliquées dans le procès, qui repose sur des témoignages de victimes dispersées en Europe.

L’un était général, l’autre policier. Khaled al-Halabi et Musab Abu Rukhbah sont aujourd’hui jugés pour des crimes qu’ils auraient commis à Raqqa en Syrie entre avril 2011 et mars 2013, lors de l’un des rares procès au monde concernant des faits de torture commis sur des opposants au régime de Bachar al-Assad.

En ce mois de juin, ces deux anciens membres de l’appareil syrien passent, pendant treize jours d’audiences, de longues heures sous les yeux d’un public assidu. L’ex-général de brigade Khaled al-Halabi, petit homme sec de 63 ans impassible derrière ses lunettes rouges, est le plus haut gradé jamais traduit devant la justice pour des faits de torture d’Etat en Syrie. Il encourt selon le droit autrichien jusqu’à dix ans de prison. Il plaide non-coupable, comme son coprévenu.

Les témoignages des plaignants sont terribles. Les détenus avaient les yeux bandés pendant les interrogatoires, et lors de leurs déplacements, ils devaient garder le regard au sol. Dans un régime paranoïaque, les tortionnaires prenaient garde à ne pas pouvoir être identifiés. Quinze ans plus tard, c’est une difficulté dans le procès qui se tient à Vienne depuis le 1er juin. Mais, parfois, un bandeau peut glisser sous les coups ou être oublié, mal positionné. […]

La suite pour les abonnés à Libération ici ou par mail pour les intéressés qui m’en font la demande.

A Vienne, un «club» citoyen tient l’espionnage russe à l’œil

Armé de drones, de téléobjectifs et utilisant des sources en libre accès sur Internet, un collectif autrichien enquête depuis le début de la guerre en Ukraine sur une station d’espionnage satellite russe, qu’ils pensent être la plus importante en Europe.

Ces très grosses antennes ne servent sans doute pas à capter la télé par satellite… CC 3.0 « Nomen Nescio »

Quatre hommes sur une terrasse enneigée, les yeux rivés sur un ensemble de bâtiments, beiges et angulaires, qui émerge au-dessus du 22e arrondissement de Vienne, quelques pâtés de maisons plus loin. Avec un téléobjectif, ils prennent des photos de la forêt d’antennes plantée sur le plus haut des immeubles : 22 en tout dont certaines paraboles qui doivent faire 4 mètres d’envergure. Le bâtiment en question appartient à la représentation permanente de la Russie auprès des Nations unies. Les quatre observateurs sont membres du collectif d’enquêteurs citoyens Nomen Nescio Club, qui s’est donné pour mission depuis l’automne 2022 de faire la lumière sur ces installations techniques ayant pris leurs quartiers sur les toits de la ville. Et de lancer l’alerte sur les activités d’espionnage russe au cœur de l’Europe.

Parfois surnommée «Russencity» – la «City»des Russes –, cette représentation permanente est, officiellement, un lieu de travail et de résidence, l’équivalent d’une ambassade auprès des organisations internationales. Officieusement, ces 37 000 m² abritent également «un centre névralgique stratégique important pour des activités d’espionnage à l’encontre de l’Autriche et d’autres pays européens», estiment les services de renseignement autrichiens. Ici, des agents secrets sous couverture légale font tourner une station d’écoute satellite, radar et radio («Sigint», disent les professionnels). D’où les grosses antennes. […]

La suite sur le site de Libération (pour ceux et celles qui n’ont pas d’abonnement, j’ai la possibilité d’offrir l’article, contactez-moi).

Neu im Land, zu alt für die Schule

Ein Projekt hilft jungen Asylsuchenden, Bildungslücken zu verringern

Was ist ein trennbares Verb? Ist der Artikel der, die oder das? Und warum ist es wichtig, pünktlich zu erscheinen und ruhig zu sitzen? All das lernen Kinder, die in Österreich aufwachsen, in der Volksschule. Wer jedoch später ins Land kommt und das Alter der Schulpflicht bereits überschritten hat, kann in der Regel nicht mehr in das allgemeine Bildungssystem aufgenommen werden. Viele Neuankömmlinge, die in ihren Herkunftsländern und auf der Flucht kaum jemals einen Klassenraum von innen gesehen haben, müssen aber viel Basiswissen nachholen. Die gemeinnützige Organisation Sozialwerk Don Bosco bietet deshalb seit 2012 in Wien Unterricht für 40 Geflüchtete ab 15 Jahren an. Im Rahmen des Projekts « Amos » lernen sie nicht nur Deutsch und Mathematik, sondern auch, wie Schule überhaupt funktioniert. Auch für sie hat das Schuljahr im September begonnen.

Diese Reportage von mir wurde am 15.10 auf Ö1 gesendet und bleibt noch drei Wochen online, und zwar hier.

Visibilité LGBT+, subventions retrouvées… En Styrie, la «résistance contre l’extrême droite a porté ses fruits»

Dans la région autrichienne de Styrie, gouvernée depuis neuf mois par le parti d’extrême droite FPÖ, acteurs indépendants et associations se mobilisent pour défendre leur vision de la culture. Ils ont remporté deux batailles symboliques.

Jodie Fox lance un regard ourlé de faux-cils à la foule qui l’entoure. «Tu parles d’un effet Streisand ! Ou même d’un effet Orbán…» sourit-elle. La drag-queen fait allusion à ce mécanisme médiatique involontaire par lequel la tentative d’étouffer un événement attire davantage l’attention que l’événement n’en aurait généré à lui seul, comme on l’a vu en juin au moment de la marche des fiertés interdite par le Premier ministre Viktor Orbán en Hongrie voisine.

Parmi les badauds qui s’agglutinaient, ce dimanche 14 septembre, dans une petite rue du centre de Graz, beaucoup disent qu’ils sont venus ici, au stand tenu par une association LGBT + du festival folklorique Aufsteirern, spécialement pour soutenir l’association RosaLila PantherInnen, après que le gouvernement régional, mené par l’extrême droite, a essayé de lui barrer la route. […] La suite sur le site de Libération.

Jetzt live: Wie unverzichtbar ist der Zivildienst für das soziale Gefüge?

Um 15.30 Uhr heute wird meine Sendung zur strukturellen Rolle des Wehrersatzdienstes – samt netten Begegnungen mit « Zivis » und aufschlussreichen ExpertInnengesprächen – auf Ö1 wiederholt.

Darum geht es: Am Anfang suchte man eine sinnvolle Beschäftigung für einige hundert junge Männer, die aus Gewissensgründen keine Waffe anfassen wollten. Aus diesen bescheidenen Anfängen ist – 50 Jahre später – ein riesiges Projekt geworden. Fast 11.000 Österreicher leisten derzeit Zivildienst und Politkerinnen und Politiker bezeichnen sie gerne als eine « tragende Säule der Gesellschaft ». Seit der Volksbefragung zur Wehrpflicht 2013 hat sich im Land ein politischer und gesellschaftlicher Konsens etabliert und das bewährte System des Zivildienstes gilt heute als unverzichtbar für das Gesundheits- und Sozialwesen. Doch die « Zivis » werden immer weniger, der Bedarf der Einrichtungen jedoch nicht kleiner. So stellt sich die Frage: Wie unverzichtbar ist der Wehrersatzdienst? Rettungswesen oder Sozialhilfe in der Landwirtschaft, Altersbetreuung oder Kinderbetreuung – welche Sparten sollen in Zeiten sinkenden Zivildienst-Leistender bevorzugt werden? Und wer trifft diese Entscheidung?

Nach der Ausstrahlung wird der Beitrag 28 Tage lang online stehen: oe1.orf.at/programm/20250812/803974/Zivildienst-als-Saeule-der-Gesellschaft