Retour au café et un destin particulier

Cette semaine, j’ai eu la chance de retourner pour la première fois depuis le début de la pandémie dans un café viennois ! C’était pour le travail, bien sûr. Quelques cafetiers de la capitale autrichienne mettent leurs tables gratuitement à disposition de lycéens et d’étudiants qui ont besoin de lieux pour se concentrer sur leurs révisions alors que les universités et les bibliothèques sont toujours en grande partie fermées et les appartements parfois surpeuplés, avec divers télétravailleurs et télétravailleuses à la maison. L’occasion de demander aux jeunes comment ils vont et de réfléchir à ce dont ils ont besoin pour ne pas sombrer dans la dépression. C’est à écouter dans Accents d’Europe (vers 9:50) : rfi.fr/fr/podcasts/accents-d-europe/20210309-18-ans-dans-la-turquie-de-recep-tayyip-erdogan

Et puis l’histoire de Sukhdeep Singh. Il y a 18 ans, il débarquait du Penjab dans la petite ville d’Hirtenberg, en Basse-Autriche. Il était « mineur non-accompagné », adolescent, migrant et seul. Il a vécu six ans dans un foyer d’accueil. En août dernier, devenu adulte, il a racheté ce foyer pour le sauver de la fermeture après une réforme de l’accueil des demandeurs d’asile en Autriche. Pour écouter son histoire et celle de cette maison d’Hirtenberg, c’est ici (9:50) : rfi.fr/fr/podcasts/accents-d-europe/20210310-l-europe-critiqu%C3%A9e-pour-sa-politique-migratoire

En Autriche, on vote à 16 ans. Quel impact sur la participation politique des jeunes ?

Amina Guggenbichler et Rebekka Dober en réunion dans les locaux de l’association « YEP – Voix de la jeunesse ».

Comment faire pour encourager les jeunes à participer à la politique ? L’Autriche a tenté de répondre à cette question en abaissant l’âge du droit de vote à 16 ans dès 2007. L’objectif à l’époque : freiner l’abstention grandissante dans le pays. 13 ans plus tard, la jeunesse est-elle devenue une force politique dans cette petite démocratie d’Europe centrale ? Éléments de réponse dans mon reportage diffusé vendredi dernier par RFI.

Version courte : rfi.fr/fr/podcasts/reportage-international/20201217-en-autriche-on-vote-%C3%A0-16-ans-quel-impact-sur-la-participation-politique-des-jeunes

Version longue : rfi.fr/fr/podcasts/accents-d-europe/20201218-l-europe-face-au-d%C3%A9fi-du-renouvellement-et-du-rajeunissement-de-ses-%C3%A9lites-politiques

Pour ces deux ans, YEP organise une opération de financement participatif. C’est ici.

Nucléaire : réacteurs slovaques, inquiétudes autrichiennes

Un sujet sur les inquiétudes autrichiennes concernant la centrale nucléaire slovaque de Mochovce, réalisé avant que le Coronavirus ne tombe sur l’Autriche et diffusé vendredi par Accents d’Europe.  L’émission se penchait sur les enjeux européens de la sortie du nucléaire.

Pour écouter la totalité de l’émission, c’est ici : www.rfi.fr/fr/podcasts/20200313

L’Autriche est sortie du nucléaire depuis plus de 40 ans ! Depuis, les gouvernements de tous bords mènent une croisade inlassable pour que d’autres pays leur emboîtent le pas en Europe. La publication d’une vidéo d’un lanceur d’alerte, il y a une dizaine de jours, a relancé le débat sur les centrales qui entourent le pays. Les inquiétudes concernent les réacteurs présents tout près de la frontière autrichienne en Slovaquie.

La vidéo du lanceur d’alerte diffusée par l’ONG Global 2000 : www.youtube.com/watch?v=fss4qqtcTXg&feature=emb_logo

Une websérie sur les fausses informations en Europe et en Autriche

*Von diesem Video über die « Asylindustrie » gibt es eine Version mit deutschen Untertiteln, die auf salto.bz veröffentlicht wurde: Also, schlagen NGOs Profit aus der Migration?

Pour RFI, plusieurs journalistes d’Accents d’Europe se sont mis sur la piste de certaines fausses informations qui circulent en Europe. Pour démêler le vrai du faux avant les élections européennes, nous avons présenté nos recherches sous la forme d’une série de vidéos animées. En Autriche, je me suis penchée sur l’idée que les ONG s’enrichiraient grâce aux arrivées de demandeurs d’asile. Il y aurait une « industrie de l’asile », prétendent ici certains pseudo-médias.

Toutes les vidéos ont été publiées cette semaine, vous les retrouvez ici : www.rfi.fr/europe/20190506

Accents d’Europe a également consacré cette semaine une émission spéciale à l’Autriche, que j’ai préparée avec Eve Minault : www.rfi.fr/emission/20190507

 

«On essaye de monter les gens les uns contre les autres»

Aujourd’hui paraît dans Libération ma double page sur l’Autriche.

Extrait :

Ils sont régulièrement 2 000 ou 3 000 à venir scander leur slogan «résistance !» sous les fenêtres de différents ministères. Tous les jeudis soir depuis octobre, ces Viennois et Viennoises protestent contre la politique de leur gouvernement. Au fil des mois, les «manifestations du jeudi» se sont également étendues à d’autres villes autrichiennes, comme Graz ou Innsbruck. Toutes ces mobilisations peuvent paraître modestes, mais elles restent notables pour la petite et paisible république alpine. Elles sont planifiées par un collectif non-partisan auquel appartiennent quelques figures historiques des grandes manifestations qui avaient marqué le pays au tournant des années 2000. A l’époque, plusieurs centaines de milliers de personnes étaient descendues dans la rue pour dire leur opposition à la première participation de l’extrême droite au gouvernement fédéral.
Depuis un peu plus d’un an, c’est bis repetita : le Parti de la liberté est de retour à la tête de l’Autriche. Et cette fois encore, sa réapparition s’est faite au sein d’une coalition menée par les chrétiens-démocrates du Parti populaire. Même si le Parti de la liberté n’est que «junior partner» puisque sous la houlette du chancelier, le jeune chrétien-démocrate Sebastian Kurz, les organisateurs des manifestations du jeudi considèrent, à l’instar de Michaela Moser, que «tout le gouvernement vire à l’extrême droite. On le reconnaît surtout au racisme de plus en plus éclatant qui en émane». Dans les cortèges, des panneaux comme «Plus jamais ça, c’est maintenant» révèlent la peur de se retrouver confronté à des démons du passé nazi. Régulièrement, les manifestants interpellent le chancelier… qui garde, à ce sujet, un silence assourdissant. Il ignorerait sciemment le vrai et dangereux visage de son partenaire au gouvernement.
«Cerveau»
Au Parlement, la sociale-démocrate en charge des questions de mémoire, Sabine Schatz, a recours à une autre métaphore. Jeudi, elle accusait le gouvernement d’être «aveugle de l’œil droit». Allant jusqu’à considérer en substance que l’extrémisme de droite conduirait à la violence. «Il tue. L’attentat tragique de Christchurch l’a montré», dit-elle. La fusillade islamophobe en Nouvelle-Zélande a trouvé un écho inattendu en Autriche, depuis que le ministère de l’Intérieur a confirmé que le suspect néo-zélandais, Brenton Tarrant, avait séjourné en Autriche dans le cadre d’une tournée en Europe en 2018.
Le Mouvement identitaire autrichien est désormais visé par une enquête. […]

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