On vote dimanche en Autriche pour renouveler la Chambre basse du parlement, le Nationalrat, et, ensuite, le gouvernement. Le parti d’extrême droite FPÖ est donné favori dans les sondages. Celui-ci a, pour la première fois, appliqué la parité hommes-femmes sur sa liste électorale. Un geste destiné à l’électorat féminin… Mais les électrices se laisseront-elles convaincre ? Écoutez mon reportage pour Accents d’Europe ici (à partir de 9:40): rfi.fr/fr/podcasts/accents-d-europe/20240926-les-migrants-face-%C3%A0-la-violence
Catégorie : Politique autrichienne
Herbert Kickl, d’éminence grise à nouveau visage de l’extrême droite autrichienne
Fort de son succès dans son rôle de leader d’un nouveau genre, le stratège du FPÖ espère sortir grand gagnant des élections législatives ce dimanche 29 septembre. Et se voit déjà devenir le «chancelier du peuple».
L’homme de l’ombre est entré dans la lumière, et il a surpris son monde. Herbert Kickl, ancienne éminence grise de son parti, montre aujourd’hui que l’extrême droite n’a pas, ou plus, besoin d’une personnalité flamboyante à sa tête pour réussir en Autriche. Aux antipodes des grands charmeurs qu’étaient ses prédécesseurs, l’actuel meneur du Parti de la liberté d’Autriche (FPÖ) conquiert les électeurs en jouant un répertoire austère et agressif. Sa formation a de grandes chances de rafler la première place des législatives de ce dimanche 29 septembre, ce qui serait une première. Il espère former, dans la foulée, une coalition de gouvernement avec les conservateurs.
La dernière coalition de la droite avec l’extrême droite en Autriche remonte à 2019 et elle s’est terminée avec perte et fracas. C’est d’ailleurs à ce moment que s’est scellé le destin de Kickl, comme le montre une biographie (Kickl et la destruction de l’Europe, éditions Zsolnay, non traduit). Selon ses auteurs, les journalistes Gernot Bauer et Robert Treichler, Kickl est le «candidat à la chancellerie le plus difficile à cerner de l’histoire de la Seconde république d’Autriche».
Pour comprendre, retour en 2019. Cette année-là, le patron du FPÖ s’appelle encore Heinz-Christian Strache. […] La suite en accès libre sur le site du journal Libération.
Le FPÖ et ses liens avec la Russie
On vote pour renouveler le parlement, ce dimanche 29 septembre, en Autriche et donc aussi pour changer de gouvernement. L’extrême droite est donnée favorite avec 27 % d’intentions de vote dans les sondages. Le FPÖ, le Parti de la liberté est un parti anti-migrants, anti-guerre en Ukraine et très proche de la Russie, même si cette proximité a pu fluctuer au cours des années. Je faisais le point sur la question dans Accents d’Europe hier (à partir de 11:15) : rfi.fr/fr/podcasts/accents-d-europe/20240925-parcours-de-migrants-des-canaries-%C3%A0-un-village-de-galice
À suivre dans les prochains jours, d’autres informations sur le FPÖ et les élections législatives…
Européennes : l’immigration toujours au centre des préoccupations des électeurs autrichiens

Dans les pays de l’UE, la première préoccupation des citoyens à l’approche de l’élection du Parlement de Strasbourg, c’est le pouvoir d’achat, les questions économiques comme la lutte contre la pauvreté et l’exclusion. L’immigration n’arrive qu’en septième position dans le sondage Eurobaromètre réalisé par la Commission européenne en février-mars 2024.
Ce chiffre varie toutefois beaucoup selon les pays. En Autriche, les politiques migratoires sont en tête des préoccupations, à quasi-égalité avec l’avenir de l’Europe. La crise migratoire de 2015 est encore très présente dans les esprits. Et l’extrême droite, en tête des intentions de vote, prospère sur certaines difficultés liées à l’intégration des réfugiés et de leurs familles. En allant parfois jusqu’à l’incitation à la haine raciale.
Mon reportage pour RFI a écouter dans Accents d’Europe (en début d’émission) : www.rfi.fr/fr/podcasts/accents-d-europe/20240522-la-moldavie-peine-%C3%A0-retenir-ses-jeunes
Européennes : Lena Schilling, la candidate des Verts autrichiens dans la tourmente
L’activiste de 23 ans aurait dû être un atout marketing pour un parti écologiste à la popularité usée par l’exercice du pouvoir. Mais des reproches sur son comportement privé changent la donne.
Elle était la tête de liste idéale, qui allait réenchanter le parti écologiste autrichien. Dans sa campagne placée sous le signe du «cœur», à rebours de la politique de «dénigrement» propagée par l’extrême droite, Lena Schilling commençait ses meetings au son d’un cardiogramme et on y croyait presque lorsque, aux côtés de la jeune femme, les bonzes du parti faisaient avec leurs doigts le signe du cœur, pour la photo. Ironie de l’histoire, c’est son manque de cœur supposé qui fait trébucher la candidate, après des accusations rendues publiques depuis le 7 mai. Elle aurait en particulier lancé ou colporté de graves rumeurs dans les cercles politiques viennois – dont l’une a nécessité l’intervention d’un tribunal pour la stopper – et laissé entendre avoir été harcelée par un député et un journaliste de télévision, ce qui est aujourd’hui mis en doute.
Lena Schilling, étudiante en sciences politiques et professeure de danse de 23 ans, est le visage local de la jeune génération des activistes du climat. Un temps membre du mouvement Fridays for Future, la Viennoise s’est fait un nom en 2023 […] La suite sur le site du journal Libération.
