Nucléaire : réacteurs slovaques, inquiétudes autrichiennes

Un sujet sur les inquiétudes autrichiennes concernant la centrale nucléaire slovaque de Mochovce, réalisé avant que le Coronavirus ne tombe sur l’Autriche et diffusé vendredi par Accents d’Europe.  L’émission se penchait sur les enjeux européens de la sortie du nucléaire.

Pour écouter la totalité de l’émission, c’est ici : www.rfi.fr/fr/podcasts/20200313

L’Autriche est sortie du nucléaire depuis plus de 40 ans ! Depuis, les gouvernements de tous bords mènent une croisade inlassable pour que d’autres pays leur emboîtent le pas en Europe. La publication d’une vidéo d’un lanceur d’alerte, il y a une dizaine de jours, a relancé le débat sur les centrales qui entourent le pays. Les inquiétudes concernent les réacteurs présents tout près de la frontière autrichienne en Slovaquie.

La vidéo du lanceur d’alerte diffusée par l’ONG Global 2000 : www.youtube.com/watch?v=fss4qqtcTXg&feature=emb_logo

Gusen et l’enjeu des camps « annexes » : Mauthausen était partout

Depuis début janvier, l‘Autriche a un nouveau gouvernement. Le programme sur lequel s‘est accordée une coalition des conservateurs et des Verts fait 328 pages. Un point qui y tient en une ligne est passé relativement inaperçu… en Autriche en tout cas. En cette année de commémoration et après des pressions venues de Pologne, Vienne a décidé de racheter certains terrains sur lesquels se trouvait l‘ancien camp de concentration de Gusen, où ont péri 37 000 personnes dont près de 28 000 venues de Pologne. Écoutez mes explications dans l’émission Accents d’Europe de lundi : www.rfi.fr/fr/podcasts/20200127-auschwitz-camp-memoire-devoir-guerre-mondiale-juifs-antisemitisme

Chassée de Hongrie, la Central European University s’installe en Autriche

Une université forcée de quitter la Hongrie. La Central European University (CEU) était dans le viseur du gouvernement hongrois de Viktor Orbán en raison de son financier, le milliardaire libéral américain George Soros, chantre de la « société ouverte ». Après deux ans de bras de fer, l’établissement anglophone a fait ses bagages. Il s’installe maintenant à 250 kilomètres à l’ouest de Budapest – à seulement trois heures de route, mais dans une toute autre ambiance de liberté académique – dans une autre capitale : Vienne. La CEU y a inauguré en octobre son nouveau campus. Pour l’instant, seuls 300 étudiants y ont été relocalisés, l’ensemble de leurs camarades suivra l’année prochaine. J’ai rencontré ces premiers déplacés académiques et mon reportage a été diffusé lundi par Accents d’Europe :

www.rfi.fr/emission/20191028

Une websérie sur les fausses informations en Europe et en Autriche

*Von diesem Video über die « Asylindustrie » gibt es eine Version mit deutschen Untertiteln, die auf salto.bz veröffentlicht wurde: Also, schlagen NGOs Profit aus der Migration?

Pour RFI, plusieurs journalistes d’Accents d’Europe se sont mis sur la piste de certaines fausses informations qui circulent en Europe. Pour démêler le vrai du faux avant les élections européennes, nous avons présenté nos recherches sous la forme d’une série de vidéos animées. En Autriche, je me suis penchée sur l’idée que les ONG s’enrichiraient grâce aux arrivées de demandeurs d’asile. Il y aurait une « industrie de l’asile », prétendent ici certains pseudo-médias.

Toutes les vidéos ont été publiées cette semaine, vous les retrouvez ici : www.rfi.fr/europe/20190506

Accents d’Europe a également consacré cette semaine une émission spéciale à l’Autriche, que j’ai préparée avec Eve Minault : www.rfi.fr/emission/20190507

 

Adieu au plastique et Vienne fait de la résistance

Que s’est-il donc passé en Autriche cette dernière semaine ?

D’abord, la municipalité de Vienne a fait de la résistance en annonçant qu’elle refuserait d’appliquer la réforme de l’aide sociale élaborée par le gouvernement fédéral. Ou bien les sociaux-démocrates viennois sont-ils surtout entrés en campagne pour les élections municipales de l’année prochaine ? Mon papier à retrouver dans Accents d’Europe (11’45) : www.rfi.fr/emission/20190118-europe-resistance.

Ensuite, les Autrichiens se sont réjouis de l’interdiction des sacs plastiques dans le commerce, qui prendra effet en 2020. Les Français ont déjà l’habitude, mais ce n’est pas partout pareil et j’ai expliqué tout ça à l’antenne de la RTBF belge : www.rtbf.be/auvio/detail_la-semaine-de-l-europe. Vous entendrez que l’experte que j’ai interviewée rappelle que, maintenant, il est grand temps de s’attaquer à un plus gros problème : les bouteilles en plastique !

 

Au Tyrol du Sud, des Autrichiens ou des Italiens ?

À la fin de la Première guerre mondiale, l’empire austro-hongrois s’effondre. Les revendications d’indépendances des Tchèques, Slovaques, Slovènes, Croates, Serbes… sont reconnues en 1919, dans le traité de Saint-Germain. En revanche, le Haut Adige – ou Tyrol du Sud en Allemand –, passe à l’Italie, sans que l’on demande leur avis aux habitants, pourtant Autrichiens depuis plus de cinq siècles. 100 ans plus tard, c’est toujours une enclave germanophone en Italie. Mais, après des décennies de mal-être, parfois violent, de la minorité autrichienne, les conflits de nationalités se sont aujourd’hui effacés et la région est prospère. Mais Vienne, où la droite dirige avec l’extrême droite depuis décembre, veut maintenant y proposer des passeports autrichiens… Une initiative qui irrite Rome, où l’extrême droite participe aussi au pouvoir et où les responsables accusent Vienne de « revanchisme ». Et sur place, au Tyrol du Sud, que dit-on aujourd’hui de cette question de nationalité ? Mon reportage a été diffusé hier dans Accents d’Europe, dans une émission consacrée au centenaire de l’Armistice de 1918, avec l’historien Serge Berstein : www.rfi.fr/emission/20181112 (à partir de 5:30).

Les idées d’extrême droite continuent de percer dans le gouvernement

Protection des frontières et coopération avec les pays africains : en marge du sommet européen de Salzbourg mercredi soir (19.09), l’hôte des Vingt-Huit, le chancelier autrichien, Sebastian Kurz, se vantait devant la presse d’avoir imposé en Europe ses positions en matière de migration. Des positions «qui étaient encore perçues comme de droite radicale il y a trois ans». Depuis décembre, le jeune chancelier conservateur gouverne la coalition avec le FPÖ et, dans bien des domaines, il a bel et bien laissé ce parti d’extrême droite fondé par des ex-nazis imprimer sa marque à l’Autriche. Petit passage en revue des mesures les plus emblématiques pour Libération, la semaine dernière : www.liberation.fr/planete/2018/09/20/autriche-les-idees-d-extreme-droite-continuent-de-percer-dans-le-gouvernement_1680081