Bien-être animal : l’Autriche veut améliorer les conditions de vie des porcs en élevage

Il y a deux ans, les frères Hubmann ont décidé qu’ils élèveraient dorénavant leurs cochons en plein-air. (Sasendorf, Basse-Autriche)

« Le bien-être animal fait partie intégrante de la nouvelle stratégie de l’Union européenne pour une alimentation plus saine et plus durable. L’Europe s’est ainsi engagée à réviser en profondeur toutes ses lois sur le bien-être des animaux d’ici fin 2023. En Autriche, le débat s’est déjà imposé dans la société, sur la question de l’élevage des porcs. C’est l’un des secteurs majeurs de l’agriculture dans ce pays avec près de trois millions de cochons pour moins de neuf millions d’habitants. Là aussi, ce sont les citoyens qui ont fait bouger les choses avec un plébiscite signé par 400 000 personnes. Résultat, le parlement a voté une résolution qui demande au gouvernement d’améliorer les conditions de vie pour les élevages de cochons hors-sols. »

Mon reportage sur ce thème pour Accents d’Europe à écouter sur le site de RFI : rfi.fr/fr/podcasts/accents-d-europe/20220111-l-europe-s-engage-%C3%A0-faire-progresser-le-bien-%C3%AAtre-des-animaux-d-%C3%A9levage

Le président de la Confédération paysanne autrichienne, Georg Strasser, explique la nouvelle norme pour l’élevage des porcs sur caillebotis.

L’Autriche au cœur de l’influence russe en Europe

Depuis fin juin, l’ancien Premier ministre français François Fillon siège au Conseil d’administration d’un groupe pétrolier russe. Ce n’est pas le seul politique européen qui se soit reconverti dans une entreprise russe, à un poste très bien payé – l’ancien chancelier allemand Gerhard Schröder est l’exemple le plus connu. Mais s’il y a un pays qui reste sans doute champion en la matière, il s’agit bien de l’Autriche… Comment fonctionne cette stratégie d’influence et pourquoi les Autrichiens sont-ils si souvent embauchés par des organisations russes après une carrière politique ? Pour écouter mon interview avec l’auteur Anton Shekhovtsov sur la question, c’est dans Accents d’Europe de vendredi dernier, ici : https://www.rfi.fr/fr/podcasts/accents-d-europe/20210716-face-aux-d%C3%A9bris-spatiaux-l-europe-veut-faire-le-m%C3%A9nage-en-orbite

Le procès d’un jihadiste relance la question de l’islam radical

Le procès d’un terroriste présumé qui aurait combattu en Syrie pour l’Etat islamique remet la question des jihadistes radicalisés en Autriche sur le devant de la scène.

Il aurait égorgé, poignardé, fusillé. Des combattants ennemis, mais aussi des civils. Nom de guerre : «le fils d’Aischa». Turpal I., 33 ans, a grandi en Tchétchénie, mais c’est en Autriche, petite république prospère d’Europe centrale à la paisible réputation qu’il s’est radicalisé et a pris la décision d’aller combattre en Syrie dans les rangs de l’organisation Etat islamique, selon l’acte d’accusation du parquet autrichien.

Le temps du jugement est maintenant venu pour Turpal I. Son procès, au côté de six autres accusés, débute à Vienne ce mercredi et durera au moins jusqu’à la fin du mois de juillet. Réfugié tchétchène arrivé en Autriche à 16 ans, il est accusé de s’être rendu en Syrie en 2013 et d’y avoir dirigé une unité de l’Etat islamique jusqu’en 2015. Son avocat explique dans les médias locaux que si le jeune homme se trouvait bel et bien dans ce pays en guerre, c’était en réalité pour tenter de retrouver la tombe d’un beau-frère disparu.

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Faut-il se méfier de l’intelligence artificielle ?

La « galerie des ancêtres » de l’intelligence artificielle, au Musée des techniques de Vienne.

« L’Agence européenne des droits fondamentaux met en garde sur l’urgence de protéger les Européens. Car les applications utilisant l’intelligence artificielle, si elles sont un relais de croissance, peuvent aussi être source d’erreurs et de discriminations.

41% des entreprises européennes utilisent l’IA

Assistants vocaux, systèmes de reconnaissance faciale, voitures autonomes, l’intelligence artificielle est aujourd’hui partout. En Europe, pas loin d’une entreprise sur deux utilise cette technologie qui permet à des machines d’analyser leur environnement au lieu d’exécuter de simples instructions dictées par l’homme. »

Retour sur les nombreuses questions que soulève le recours à l’IA, dans mon reportage sur RFI que vous avez pu entendre mardi dernier en début de l’émission Accents d’Europe. Ou ici : rfi.fr/fr/podcasts/accents-d-europe/20210112

Et puis, je suis revenue sur les dernières annonces en matière de train de nuit en Europe (avec un direct Paris-Vienne attendu en décembre prochain !). Vous entendez cela dans l’Accents du lendemain. Mais je recommande surtout le premier reportage de l’émission, par Jean Cassey, sur la culture du train de nuit en Russie : rfi.fr/fr/podcasts/accents-d-europe/20210113

Le modèle autrichien des restitutions d’œuvres d’art

© KHM-Museumsverband

L’Autriche fait figure de modèle en matière de restitution des œuvres d’art spoliées par les nazis, mais elle doit aujourd’hui répondre aux demandes de pays comme le Mexique. Ce dernier vient de demander la restitution d’une coiffe aztèque qui se trouve au Weltmuseum de Vienne.

J’en parlais hier avec Frédérique Lebel dans Accents d’Europe sur RFI, dans une émission consacrée à ce sujet des restitutions d’œuvres datant de l’époque coloniale (5’45) : rfi.fr/fr/podcasts/20201028-restitution-oeuvres-d-art-afrique-premi%C3%A8re-ligne