L’Autriche vote l’obligation vaccinale dans un climat orageux

Malgré les manifestations d’opposants, une loi rendant obligatoire le vaccin anti-Covid à partir de févriera été votée hier par la Chambre des députés. Nouvel épisode dans une stratégie sanitaire qui a beaucoup changé depuis le début de la pandémie…

Quand l’Espagne songe à traiter le Covid comme une grippe et que le Royaume-Uni annonce la fin de l’essentiel des restrictions, l’Autriche navigue dans le sens opposé et rend la vaccination obligatoire. C’est une première en Europe. Les députés autrichiens votent ce jeudi après-midi l’obligation vaccinale contre le Covid-19. Le gouvernement reconnaît que la mesure, qui entrera en vigueur en février, intervient trop tard pour endiguer le variant omicron qui se propage actuellement à toute vitesse dans le pays. Elle devrait en revanche permettre de «se préparer en vue de l’automne prochain», a affirmé le ministre de la Santé, qui s’attend déjà à un nouveau pic épidémique après omicron.

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Boostés ou confinés : les Autrichiens face au mur du vaccin anti-Covid

Confronté à une hausse des contaminations, Vienne a décidé d’un confinement des réfractaires au vaccin depuis ce lundi. Le gouvernement espère les inciter à se faire immuniser.

Il est pile 9 heures ce lundi, dans le XXIIe arrondissement de Vienne. Devant l’Austria Center, un centre de congrès transformé en centre de vaccination, le maire est venu inaugurer un programme à destination des enfants à partir de 5 ans. Le sérum Pfizer-BioNTech, qui leur est administré ici dès ce lundi, n’a pas encore reçu l’aval de l’Agence européenne des médicaments pour cette tranche d’âge, mais le dirigeant social-démocrate de la capitale ne veut pas attendre, au vu de la multiplication des infections en Autriche. «Nous devons prendre des mesures le plus tôt possible pour éviter d’être contraints par la suite à des décisions plus drastiques», explique Michael Ludwig.

Dans la file d’attente de ceux qui sont venus se faire vacciner, Kitti, 35 ans, patiente avec sa fille. Cette dernière n’aura 5 ans que dans quelques jours, mais Kitti espère qu’elle pourra dès aujourd’hui recevoir sa première dose. «Depuis sa naissance, ma fille a reçu au moins 20 vaccins, raconte-t-elle. Alors pourquoi pas celui-ci ? Dans notre entourage, il y a eu des infections au Covid et je veux la protéger.»

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Démission de Kurz : le « système turquoise » va-t-il perdurer ?

Soupçonné de corruption, le chancelier conservateur de l’Autriche a annoncé sa démission samedi soir. Mais le réseau et les pratiques mises en place par Sebastian Kurz pour accéder au pouvoir pourraient perdurer.

D’autres, à la même place auparavant, n’étaient pas parvenus à totalement cacher leur agitation. Lui a prononcé son allocution sans déroger d’un cheveu à son style habituel : gestes calibrés des avant-bras, débit lent, petit sourire intermittent. Sebastian Kurz a annoncé samedi soir sa démission du poste de chancelier. Le dirigeant conservateur du gouvernement autrichien, dont on a appris mercredi qu’il faisait l’objet d’une enquête pour corruption, a expliqué se retirer pour assurer la «stabilité» du pays, tout en réaffirmant que les reproches à son encontre étaient «faux». Il a proposé le nom de son ministre des Affaires étrangères, le diplomate Alexander Schallenberg, pour prendre sa relève.

L’enquête qui vise Kurz concerne des faits ayant eu lieu entre 2016 et 2018. Le parquet anticorruption autrichien soupçonne celui qui était à l’époque un simple ministre (jusqu’en décembre 2017) d’avoir détourné, avec l’aide de son entourage, des fonds publics pour acheter une couverture favorable dans un journal de type tabloïd, sur la base de sondages manipulés. Les dix personnes suspectées démentent.

Cette démission met-elle fin aujourd’hui à la crise gouvernementale déclenchée par la révélation de ces soupçons ? […] Lire la suite sur le site de Libération : liberation.fr/international/europe/autriche-kurz-tombe-mais-le-systeme-demeure-20211010_IC6PVINWABEMTGMNLPLZ6OEQU4/

Sebastian Kurz sur la sellette à cause d’une enquête pour corruption

Entre 2016 et 2018, le conservateur aurait utilisé de l’argent public pour s’acheter une couverture favorable dans les médias et asseoir sa carrière. Une situation qui compromet la stabilité de la coalition au gouvernement.

L’atmosphère était tendue depuis des semaines, quelque chose se préparait en cachette, un parfum de scandale planait déjà à Vienne. Mercredi, l’affaire a finalement été exposée au grand jour, et à grand fracas. A six heures du matin, la chancellerie fédérale, siège du chef du gouvernement autrichien, a fait l’objet d’une perquisition, en même temps que le ministère des Finances et la centrale du parti conservateur, celui du chancelier Sebastian Kurz. Le parquet anti-corruption autrichien a ouvert une enquête contre Kurz et plusieurs de ses proches. Une situation exceptionnelle en Autriche, un pays qui a pourtant connu une série de remous politiques intenses ces dernières années.

A l’époque où il n’était encore que ministre des Affaires étrangères, […]

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Le procès d’un jihadiste relance la question de l’islam radical

Le procès d’un terroriste présumé qui aurait combattu en Syrie pour l’Etat islamique remet la question des jihadistes radicalisés en Autriche sur le devant de la scène.

Il aurait égorgé, poignardé, fusillé. Des combattants ennemis, mais aussi des civils. Nom de guerre : «le fils d’Aischa». Turpal I., 33 ans, a grandi en Tchétchénie, mais c’est en Autriche, petite république prospère d’Europe centrale à la paisible réputation qu’il s’est radicalisé et a pris la décision d’aller combattre en Syrie dans les rangs de l’organisation Etat islamique, selon l’acte d’accusation du parquet autrichien.

Le temps du jugement est maintenant venu pour Turpal I. Son procès, au côté de six autres accusés, débute à Vienne ce mercredi et durera au moins jusqu’à la fin du mois de juillet. Réfugié tchétchène arrivé en Autriche à 16 ans, il est accusé de s’être rendu en Syrie en 2013 et d’y avoir dirigé une unité de l’Etat islamique jusqu’en 2015. Son avocat explique dans les médias locaux que si le jeune homme se trouvait bel et bien dans ce pays en guerre, c’était en réalité pour tenter de retrouver la tombe d’un beau-frère disparu.

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