Des mamies et des jeunes contre l’extrême droite

Omas gegen rechts
Des « Omas gegen rechts », les mamies contre l’extrême droite avec leurs bonnets roses, sur la place des Héros, à Vienne

Depuis deux mois, une coalition de la droite et de l’extrême droite gouverne l’Autriche. Il y a 18 ans, une première association droite/FPÖ avait provoqué des vagues de protestation massives. Aujourd’hui, les mouvements de contestation n’ameutent plus les foules. Pourtant, il existe encore des résistants à Vienne, comme ces mamies aux bonnets roses et des jeunes chanteurs engagés – deux générations liées par le même souci de responsabilité morale : www.rfi.fr/emission/20180219-autriche-extreme-droite-italie-attaque-raciste-trafic-enfants-haggarty-yezidis

Un lien vers la chanson « Was? » du groupe Wende Punkt, arrivé en quatrième place lors du « Concours de la chanson protestataire » au théâtre Rabenhof : www.wendepunktpunkt.at/wp/videos

Mauvaise nouvelle pour les étudiants autrichiens qui travaillent

Hannah Lutz devant l'Université de Vienne
La représentante des étudiants Hannah Lutz, devant l’Université de Vienne

Les étudiants qui travaillent à côté de leur formation sont très nombreux en Autriche. Ils sont actuellement dispensés de frais d’inscription à la faculté, mais cette exception est actuellement remise en cause. Changement bienvenu pour l’enseignement supérieur ou injustice ? C’est en tout cas un enjeu politique.

Mon reportage avec des représentants étudiants qui se préparent aux barricades et le directeur général à l’enseignement supérieur qui veut faire changer les mœurs estudiantines, c’est ici, dans « Accents d’Europe » (à partir de 4’45) : www.rfi.fr/emission/20180111

 

Polémique autour des jardins d’enfants musulmans à Vienne

Ils sont dans le viseur de celui qui sera sans doute le prochain chancelier conservateur, Sebastian Kurz. En Autriche, les jardins d’enfants musulmans doivent essuyer les critiques très politiques qui se sont multipliées, durant la campagne pour les législatives. Communautarisme, ghettoïsation ou, au contraire, développement dans le respect d’une culture et d’une religion minoritaire ? Le débat se poursuit. Je suis allée visiter une de ces crèches, privées et controversées.

Mon reportage pour « Accents d’Europe » à écouter ici : www.rfi.fr/emission/20171106-autriche-jardins-enfants-musulmans-grece-santorin-hongrie-citadins-amnesiques

Une star de la politique autrichienne tombe pour agression sexuelle

Après le Royaume-Uni, la libération de la parole de femmes vient chambouler la politique autrichienne. Le député star Peter Pilz a annoncé samedi qu’il renonçait à son mandat suite à la révélation de deux cas de harcèlement sexuel. Cet été, il avait fait sécession des Verts, avec qui il siégeait depuis trente ans. Sa «Liste Pilz», d’un populisme de gauche au programme flou, a fait son entrée au parlement autrichien à la suite des législatives anticipées il y a tout juste trois semaines.

Il y a quelques jours, deux journaux éventaient les accusations d’une militante écologiste concernant des attouchements dont se serait rendu coupable Peter Pilz à plusieurs reprises, lorsqu’il était encore membre de ce parti. Puis, samedi, une autre jeune femme témoignait dans l’hebdomadaire viennois Falter. Lors d’un important forum européen à Alpbach, Peter Pilz, ivre, l’aurait caressée de force. «Ses mains se baladaient partout», a-t-elle raconté. Elle se serait libérée avec l’aide de deux autres participants. Le témoignage de ces deux hommes, que l’hebdomadaire assure avoir recueilli, aura décidé Peter Pilz à tirer les conséquences de ces actes, dont il affirme cependant n’avoir aucun souvenir.

#meToo

L’homme politique de 63 ans a tout de même tenté d’expliquer son comportement par son «style de vie» peu soucieux du «politiquement correct» et par la «culture politique» de sa génération, tout en appelant les «hommes mûrs et puissants», comme lui, à apprendre de leurs erreurs. Ce repentir bancal ne convainc pas Shifteh Hashemi de l’initiative féministe Frauenvolksbegehren, mais elle se réjouit néanmoins de constater une libération de la parole au sujet du harcèlement quotidien, en particulier grâce à la campagne #meToo sur les réseaux sociaux.

Sonja Ablinger, secrétaire générale de la confédération d’associations Österreichischer Frauenring, confirme ce changement d’atmosphère. «#meToo et son pendant germanophone #Aufschrei ont donné le courage aux femmes d’appeler les agressions par leur nom, constate-t-elle. Elles brisent le tabou parce qu’elles savent qu’elles trouveront un soutien.»

Vestiges de la gauche de la gauche

Qu’adviendra-t-il du groupe parlementaire de Peter Pilz ? Ce groupe de sept membres, encore appelé «Pilz», est le dernier vestige de la gauche de la gauche dans l’hémicycle viennois. […]

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