En Autriche, une héritière qui réclame l’impôt sur la fortune donne les clés de son legs à des citoyens

Mécontente d’échapper au fisc, Marlene Engelhorn a créé un conseil d’Autrichiens représentatif du pays pour qu’ils décident de la meilleure utilisation d’un héritage de 25 millions d’euros. Il se réunit pour la première fois ce samedi 16 mars à Salzbourg.

Si on vous donnait 25 millions d’euros pour améliorer le monde – ou, en tout cas, votre pays –, qu’en feriez-vous ? Voilà la question que devra trancher, en Autriche, un groupe d’inconnus que rien ne prédestinait à cette mission. L’héritière austro-allemande Marlene Engelhorn, 32 ans, a en effet mis sur pied un conseil citoyen qui doit décider du meilleur emploi pour sa fortune. Les 50 membres de cette convention, la première au monde résultant d’une initiative privée, se rencontreront pour la première fois samedi 16 mars à Salzbourg, pour le week-end.

Leurs profils ont été sélectionnés par un institut spécialisé, à partir d’un tirage au sort dans le registre de l’état civil. Ces 50 volontaires constituent un échantillon représentatif de la république alpine, y compris de sa population n’ayant pas la nationalité autrichienne. Tous recevront 1 200 euros de dédommagement pour chacun des six week-ends de la consultation, de mars à juin.

En échange, les participants doivent réfléchir à la répartition des richesses et aux problèmes démocratiques qu’engendrent les inégalités dans ce domaine, avant de formuler ensemble un plan d’action d’intérêt général. Pour que ce plan ne reste pas lettre morte, le conseil citoyen dispose de 25 millions d’euros, prélevés sur l’héritage de Marlene Engelhorn … La suite sur le site de Libération (payant) .

La lutte contre les mariages forcés

Mardi 6 février 2024, le Conseil de l’Union européenne et le Parlement européen ont trouvé un accord sur la première directive pour lutter contre les violences faites aux femmes à l’échelle de l’Union. Un texte novateur, un peu en demi-teinte, qui aborde la question du mariage forcé comme une violence sexiste, et pas comme étant liée à l’origine ou à la religion. 

C’est un phénomène dont on peine à prendre véritablement la mesure en Europe. En Autriche, cela pourrait concerner quelque 200 personnes chaque année. C’est le sujet de mon reportage diffusé aujourd’hui dans Accents d’Europe sur RFI (début à 14:05) : rfi.fr/fr/podcasts/accents-d-europe/20240228-l-impact-des-%C3%A9crans-sur-le-d%C3%A9veloppement-des-enfants-en-d%C3%A9bat

Gewalt durch Verheiratung

Ein Verein in Wien hilft Frauen, die zwangsverheiratet werden oder wurden

Die Europäische Union hat sich vergangene Woche zum ersten Mal auf ein gemeinsames Vorgehen in der Bekämpfung der Gewalt gegen Frauen geeinigt. Zwangsheirat ist eine von sieben Gewaltformen, für die nun Definitionen und Strafrahmen in den verschiedenen Mitgliedsländern harmonisiert werden. Die europäische Richtlinie soll es auch ermöglichen, mehr Bewusstsein für dieses Thema zu schaffen.

Viele falsche Vorstellungen um das Thema erschweren den Kampf gegen die Zwangsverheiratung, obwohl Schätzungen zufolge jährlich um die 200 Frauen in Österreich betroffen sind. Gängig sind die Ansichten, Zwangsheirat passiere nur in fremden Ländern, haben mit dem Islam zu tun, oder es gehe stets um ältere Männer und jüngere Bräute.
Wer sind diese Frauen? Was bedeutet eine Zwangsehe für die Betroffenen? Und wie kann ihnen geholfen werden? Meine Recherche über das Phänomen Zwangsheirat in Österreich und die Arbeit des spezialisierten Vereins Orient Express ist hier nachzuhören (25 Minuten): oe1.orf.at/programm/20240215/749853/Gewalt-durch-Verheiratung

„Österreich sah mich als Sexualstraftäter“

Was Wiedergutmachung für strafrechtlich verfolgte Homosexuelle bedeutet

Bis in die 2000er Jahre wurden in Österreich Tausende Menschen aufgrund ihrer Homosexualität verurteilt. Denn auch nach Ende des Totalverbots 1971 blieben diskriminierende Strafbestimmungen aufrecht, die nur sie traf, wie etwa ein Werbeverbot oder ein niedrigeres Schutzalter. Erst 2002 wurde der letzte Paragraf vom Verfassungsgerichtshof aufgehoben. Im vergangenen Oktober kündigte die Justizministerin an, die in der Zweiten Republik strafrechtlich verfolgten Homosexuellen rehabilitieren und finanziell entschädigen zu wollen. Die neue Regelung ist Anfang Februar in Kraft getreten. Wie wirkten sich die diskriminierenden Paragrafen auf das Leben homosexueller Menschen aus? Was bedeutet die Wiedergutmachung für Betroffene heute, zwei Jahrzehnte später? Darüber habe ich für Ö1 berichtet.

Ablehnung gegenüber Homosexualität: A. Brunner vom Zentrum QWien zeigt ein zerrissenes Plakat aus den 1980er Jahren.

L’Autriche réhabilite les personnes poursuivies en raison de leur homosexualité sous la république

L’homosexualité a longtemps été interdite en Autriche, et pas seulement à l’époque des dictatures. Alors que l’actuelle Seconde république a été proclamée en 1955, l’homosexualité a été dépénalisée en 1971. Et des exceptions juridiques discriminatoires ont longtemps persisté, de sorte que la justice a prononcé plusieurs dizaines de milliers de peines jusque dans les années 2000. Depuis début février, ceux qui en feront la demande pourront être dédommagés et voir leur condamnation effacée. C’est l’objet de mon reportage diffusé par RFI le 10 janvier dernier (début vers 7’30): www.rfi.fr/fr/podcasts/accents-d-europe/20240110-l-%C3%A9criture-inclusive-divise-les-europ%C3%A9ens