Le FPÖ n’est plus tabou pour la gauche autrichienne

La question d’une coalition avec l’extrême droite au lendemain des élections législatives d’octobre occupera les sociaux-démocrates autrichiens lors d’une réunion au sommet ce mercredi.

Avant de lancer sa campagne pour les élections législatives, le Parti social-démocrate autrichien doit résoudre un dilemme qui l’occupe depuis des semaines: faut-il continuer d’exclure une coalition avec le Parti de la liberté (FPÖ) au niveau fédéral?

Jusque-là taboue, une alliance avec cette formation d’extrême droite semble désormais la seule solution pour rester au gouvernement après les législatives anticipées d’octobre. Les instances dirigeantes du parti espèrent surmonter leurs dissensions sur ce point lors d’une réunion à Vienne aujourd’hui. Parmi les solutions envisagées: une consultation des adhérents et un catalogue de critères qui encadrera toute collaboration gouvernementale future.

Il s’agit pour les sociaux-démocrates de se trouver un nouvel allié après l’effondrement, le mois dernier, de leur coalition avec les conservateurs du Parti populaire. Depuis trente ans, la «grande coalition» entre ces deux blocs n’avait connu qu’une interruption: en 1999, le conservateur Wolfgang Schüssel formait, à l’issue de négociations secrètes, un gouvernement avec le FPÖ. Les sociaux-démocrates avaient alors gonflé les rangs des nombreuses manifestations de protestation qui s’en suivirent. Pour eux, ce parti était tabou depuis sa reprise en 1986 par le sulfureux Jörg Haider.

Mais l’année dernière, pour la première fois, le candidat social-démocrate a échoué à passer le premier tour de l’élection présidentielle, alors que le souriant Norbert Hofer raflait 35% des suffrages pour le FPÖ. Dans le scrutin législatif à venir, celui-ci s’annonce encore une fois comme un challenger sérieux.

«Il n’est plus possible pour le SPÖ d’exclure un parti qui progresse constamment», explique la politologue Kathrin Stainer-Hämmerle. …

La suite de mon article dans la Tribune de Genève : www.tdg.ch/monde/fpoe-tabou-gauche-autrichienne/story/22587250

Justice climatique en Autriche

Vox Pop vous emmène en Autriche où justice et militants écologistes s’opposent à l’agrandissement de l’aéroport de Vienne.

Émission diffusée le 03 juin 2017 sur ARTE : info.arte.tv/fr/la-turquie-est-elle-deja-dans-leurope

Und auf Deutsch: info.arte.tv/de/gehort-die-turkei-schon-zu-europa

Pour revoir sans limite de temps le sujet réalisé par Marine Courtade : www.youtube.com/watch?v=BOCDFyMnsiE

Indemniser les victimes du nazisme

avez-vous été victime du nazisme ? Le Monde 21-02-2002
Annonce passée dans le quotidien français Le Monde lors de l’ouverture du fonds en 2002.

Mission presque accomplie pour le fonds de d’indemnisation des victimes du nazisme en Autriche. L’institution a ouvert ses portes en 2001 et devrait clore ses derniers dossiers en 2018. En presque 20 ans d’existence, le fonds aura traité 152 000 demandes d’indemnisation provenant de 70 pays. Un travail qui n’est pas que comptable, puisque les employés ont eu à cœur d’écouter la douleur des requérants.

Mon reportage pour « Accents d’Europe » à écouter sur le site de RFI : www.rfi.fr/emission/20170502-gaspillage-alimentaire-europe-consommation-nourriture-production-cantines

Le référendum turc polarise en Autriche

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© Puls4/Capture d’écran

« Donnez une réponse aux petits enfants du nazisme » : c’est la demande provocatrice du président Erdogan aux Turcs d’Europe qui peuvent déjà voter, par anticipation, pour le référendum sur le renforcement du pouvoir présidentiel, référendum prévu le 16 avril 2017 en Turquie. Les relations entre l’Union européenne et Ankara se sont fortement tendues après l’interdiction de meetings pro-Erdogan dans plusieurs pays, notamment en Allemagne, aux Pays-Bas et en Autriche. Dans le pays alpin, les immigrés turcs sont partagés.

Mon reportage pour « Accents d’Europe » a écouter sur le site de RFI : www.rfi.fr/emission/20170405-turquie-referendum-debats-autriche

L’Autriche veut exclure les travailleurs étrangers des nouveaux emplois

Le gouvernement de coalition entre sociaux-démocrates et conservateurs prévoit une prime à la création d’emploi dont seraient exclus les travailleurs de l’UE qui ne sont pas déjà installés en Autriche.

Dans le parc du Prater, à Vienne, Martina Michelfeit fait tourner une écurie. Trente chevaux, une dizaine d’employés en saison, cochers et garçons d’écurie. «Jusqu’ici, je ne fais presque pas d’affaires via Internet, mais maintenant, je vais embaucher quelqu’un pour s’occuper de mon site, se réjouit la patronne. J’attends juste de savoir à partir de quand la subvention va vraiment marcher.» Ponctuellement, Martina Michelfeit fait appel à un informaticien au chômage pour de petits travaux. Elle compte désormais lui proposer un contrat à durée indéterminée, encouragée par la perspective de toucher une prime à la création d’emploi, voulue par le gouvernement autrichien.

Sociaux-démocrates (SPÖ) et conservateurs (ÖVP) prévoient de réduire, de moitié et pendant trois ans, les charges patronales sur les emplois nouvellement créés. Cette prime est cependant réservée aux contrats des travailleurs déjà présents sur le marché autrichien, qu’ils soient chômeurs, fraîchement diplômés ou déjà en activité. En revanche, et alors que certains immigrants extra-européens particulièrement qualifiés pourront profiter de la mesure, les citoyens de l’UE qui souhaiteraient venir travailler en Autriche en sont, eux, bel et bien exclus. […]

Lire la suite de mon article sur le site de Libération : www.liberation.fr/planete/2017/03/30/l-autriche-veut-exclure-les-travailleurs-etrangers-des-nouveaux-emplois_1559520