« Die Flucht ist für viele Queere in Österreich nicht zu Ende »

augustin 1-2Im Augustin habe ich wieder zwei Seiten veröffentlicht.

« Sicheres Ankommen, sichere Räume: Was LGBTIQ+ Asylwerber_innen brauchen und wie die Community in Wien hilft. »

Es geht um Schwierigkeiten und Engagement, Queer-Feindlichkeit und die heikle Beweisführung vor der Asylbehörde… Dafür habe ich mit vielen spannenden Menschen gesprochen, einige von ihnen wurden von Carolina Frank fotografiert.

Das Heft ist aktuell bei den Augustin Verkäufer_innen zu kaufen.

Les réfugié.e.s LGBT+ résistent avec les associations face au gouvernement

J’ai écrit un reportage un peu plus long pour le pure player LGBT+ Komitid. C’est un sujet très intéressant, avec des photos de moi et de Jens Lindworsky. Un aperçu ici : www.komitid.fr/2019/01/17/

Extrait

À l’avant d’une scène installée sur un camion, Henrie Dennis lève le poing. « Non, je ne me tairai pas, crie-t-elle, car le silence est un privilège que je ne peux pas me permettre ». Les manifestant.e.s applaudissent. En ce jeudi soir, deux à trois mille personnes sont venues défiler sur le boulevard du Ring, à Vienne. Il fait froid, mais c’est un autre climat qui fait frissonner l’oratrice. Fondatrice de l’association Afro Rainbow Austria pour les migrant.e.s africain.e.s LGBT+, elle évoque un « climat de racisme et d’intolérance qui règne actuellement en Autriche » et qui lui donne le sentiment qu’il devient risqué pour elle, femme noire et lesbienne, de sortir de chez elle.

Des manifestations sont organisées toutes les semaines dans la capitale autrichienne contre le gouvernement de coalition droite-extrême droite de Sebastian Kurz, au pouvoir depuis un peu plus d’un an. Chaque jeudi, un collectif différent en définit le thème. Ce 10 janvier, Queer Base, une association LGBT+ d’aide aux réfugié.e.s, a dédié la soirée à la solidarité avec les personnes marginalisées. Les membres de la communauté LGBT+ sont venus en nombre, comme Stefan, étudiant en Arts appliqués. « Je suis venu montrer ma solidarité avec tous les réfugié.e.s », précise-t-il, « même si je me sens un peu plus proche de ceux qui sont queer». […]