En Autriche, le sujet de l’immigration divise. L’extrême droite, arrivée en tête des législatives de septembre 2024, distille un discours anti-migrants sur les réfugiés, en particulier les plus jeunes, qui seraient de potentiels criminels. Mais le public connaît moins la réalité de la scolarisation précaire de ces jeunes venus d’ailleurs… Quelque 1 200 adolescents de 14 à 18 ans, principalement des garçons, ont déposé une demande d’asile en Autriche entre janvier et septembre 2025. Mais dès leurs 15 ans, ils ne sont, pour beaucoup d’entre eux, plus accueillis dans les collèges et lycées de leur pays d’accueil. Comment aider ces jeunes hors-système, souvent « mineurs non-accompagnés » ? Mon reportage auprès d’une association qui a pris le relai de l’école, à Vienne, est à ré-écouter sur le site de l’émission Accents d’Europe de RFI.
Étiquette : rfi
Une millionnaire qui demande à payer plus d’impôts
C’est une petite lettre qui n’est pas passée inaperçue. Adressée au Forum économique mondial qui se tenait à Davos, en Suisse, le mois dernier, elle était signée par quelque 200 millionnaires qui demandaient à être davantage imposés. « Une mesure rendue nécessaire », expliquaient-ils, « par une société des extrêmes mise en danger par les inégalités croissantes ».
Parmi ces signataires : Marlene Engelhorn, une jeune héritière autrichienne, très lucide sur l’état de son portefeuille et de sa planète. Mon interview avec elle a été diffusée vendredi dernier en début d’émission dans « Accents d’Europe » : rfi.fr/fr/podcasts/accents-d-europe/20230210-l-europe-des-millionnaires
Grüß Gott vs. Guten Tag, le retour
Si je dis guten Tag, je passe tout de suite pour un boche ou un gaucho.
Pour ceux qui se demandent comment on dit « bonjour » en Autriche… C’était le sujet de ma chronique aujourd’hui pour « Accents d’Europe » sur RFI, en début d’émission, suite à une drôle de polémique qui nous a divertis ici en décembre : www.rfi.fr/fr/podcasts/accents-d-europe/20230201-quand-le-salut-autrichien-pose-probl%C3%A8me
Renforcement des contrôles à la frontière austro-italienne

Les relations se tendent entre l’Autriche et l’Italie. Il y a quelques semaines, l’annonce par le ministre autrichien de la Défense, le social-démocrate Hans Peter Doskozil, que son pays s’apprêtait à protéger sa frontière en cas de mouvement migratoire massif en provenance du Sud a provoqué un tollé politique en Italie.
Quatre véhicules blindés et 750 soldats sont désormais déployables en quarante-huit heures au col du Brenner, considéré comme le nœud stratégique entre le nord et le sud des Alpes. Une barrière et un poste de contrôle en préfabriqués sont également prêts à être activés. Simples manœuvres électorales en vue des législatives? Force est de constater que sur le terrain, les contrôles s’accentuent.
Escortée par des Alpinis, ces militaires italiens bien identifiables à leurs chapeaux à plumes, une femme noire, avec poussette et enfants, sort de la gare du Brenner, au fond du col qui marque la frontière entre l’Italie et l’Autriche. En s’éloignant vers le poste
de police, le groupe passe devant un stand de saucisses. «Ils n’ont pas le droit de fermer la frontière au sein de l’espace Schengen, mais il y a déjà des contrôles mobiles», fait remarquer le patron en servant des hot-dogs à des touristes.
A quelques centaines de mètres, l’ancienne guérite des douaniers est vide depuis l’adhésion de l’Autriche à l’Union européenne, il y a 22 ans. Mais les forces de l’ordre peuvent toujours
intercepter des véhicules en amont et en aval de la frontière.
Côté autrichien, une centaine de policiers est ainsi affectée à la zone frontalière. Ponctuellement, ils opèrent des contrôles à des points stratégiques de l’autoroute A13 qui mène à Innsbruck et, 40 kilomètres plus loin, à l’Allemagne. Des patrouilles internationales parcourent aussi les trains qui transitent dans l’étroit col du Brenner. Une dizaine de clandestins sont ainsi interpellés chaque jour.
Mesures de précaution
A moins de deux kilomètres, côté autrichien, un chantier a débuté mardi dernier. «Ici, nous construisons une station de contrôle qui servira surtout pour les trains de marchandise», explique Marius Meisinger, directeur adjoint de la police de l’immigration tyrolienne. Il s’agit d’optimiser les procédures de contrôle et d’en
assurer la sécurité – à la fin de 2016, un jeune Erythréen est mort sur les rails en essayant de passer illégalement en Autriche. Mais, ici non plus, pas question
de contrôles systématiques… pour l’instant. «Il s’agit de mesures de pré-
caution. Si la route migratoire de l’Italie n’est pas réduite, alors la pression sera telle avec les contrôles côté allemand que tous les migrants se retrouveront ici, dans le Tyrol», explique le président du parlement du Land, le conservateur Herwig van Staa.[…]
Lire la suite sur le site de La Tribune de Genève : www.tdg.ch
+ Mon reportage pour « Accents d’Europe » à écouter sur RFI : www.rfi.fr
Le référendum turc polarise en Autriche

« Donnez une réponse aux petits enfants du nazisme » : c’est la demande provocatrice du président Erdogan aux Turcs d’Europe qui peuvent déjà voter, par anticipation, pour le référendum sur le renforcement du pouvoir présidentiel, référendum prévu le 16 avril 2017 en Turquie. Les relations entre l’Union européenne et Ankara se sont fortement tendues après l’interdiction de meetings pro-Erdogan dans plusieurs pays, notamment en Allemagne, aux Pays-Bas et en Autriche. Dans le pays alpin, les immigrés turcs sont partagés.
Mon reportage pour « Accents d’Europe » a écouter sur le site de RFI : www.rfi.fr/emission/20170405-turquie-referendum-debats-autriche
