Wort der Woche: « Auskunftsperson »

« Morgen, Donnerstag, wird das Parlamentsjahr 2024 eröffnet. Gleich zwei neue Untersuchungsausschüsse treten im Nationalrat zum ersten Mal zusammen. Die Personen, die vor Untersuchungsausschüsse geladen werden, sowie ihre Aussagen (oder Nicht-Aussagen), beschäftigen immer die Öffentlichkeit. Und auch darum geht es im Prozess gegen ex-Kanzler Sebastian Kurz und seinen Vertrauten Bernhard Bonelli, der heute fortgeführt wird. Beide müssen sich gegen Vorwürfe verteidigen, vor einem ähnlichen „U-Ausschuss“ 2020 falsch ausgesagt zu haben … als sie selbst Auskunftspersonen waren … »

„Auskunftsperson“ war das « Wort der Woche » von Moment am 10 Jänner: sound.orf.at/podcast/oe1/oe1-moment—notizen/wort-der-woche-auskunftsperson

Wort der Woche: « Intimus »

Um die 80 Journalistinnen und Journalisten warteten auf Sebastian Kurz am ersten Tag seines Prozesses.

Der ehemalige Bundeskanzler und ÖVP-Chef Sebastian Kurz muss sich vor Gericht verantworten: Die Wirtschafts- und Korruptionsstaatsanwaltschaft wirft ihm vor, vor einem parlamentarischen Untersuchungsausschuss in Zusammenhang mit der Besetzung wichtiger Posten an der Spitze der Staatsholding ÖBAG falsch ausgesagt zu haben.

Diese Woche haben Medien aus dem In- und Ausland genau verfolgt, was Bernhard Bonelli, der einstige Kabinettschef von Sebastian Kurz, dazu sagt. Er kam am Montag vor Gericht zu Wort. Für die mit Spannung erwartete Befragung eines weiteren ehemaligen Spitzenbeamten, Thomas Schmid, müssen sich interessierte Bürgerinnen und Bürger noch bis zum 17. November gedulden.

Sowohl Bernhard Bonelli als auch Thomas Schmid waren bis zur Bekanntwerdung der sogenannten „Ibiza-Affäre“ der breiten Öffentlichkeit unbekannt. Sie gelten in den Medien als « Intimi » bzw. ex-Intimi des Kanzlers Kurz.

„Intimus“ ist das aktuelle « Wort der Woche » von « Moment » – mein Beitrag kann man hier nachhören: sound.orf.at/podcast/oe1/oe1-moment—notizen/wort-der-woche-intimus

Démission de Kurz : le « système turquoise » va-t-il perdurer ?

Soupçonné de corruption, le chancelier conservateur de l’Autriche a annoncé sa démission samedi soir. Mais le réseau et les pratiques mises en place par Sebastian Kurz pour accéder au pouvoir pourraient perdurer.

D’autres, à la même place auparavant, n’étaient pas parvenus à totalement cacher leur agitation. Lui a prononcé son allocution sans déroger d’un cheveu à son style habituel : gestes calibrés des avant-bras, débit lent, petit sourire intermittent. Sebastian Kurz a annoncé samedi soir sa démission du poste de chancelier. Le dirigeant conservateur du gouvernement autrichien, dont on a appris mercredi qu’il faisait l’objet d’une enquête pour corruption, a expliqué se retirer pour assurer la «stabilité» du pays, tout en réaffirmant que les reproches à son encontre étaient «faux». Il a proposé le nom de son ministre des Affaires étrangères, le diplomate Alexander Schallenberg, pour prendre sa relève.

L’enquête qui vise Kurz concerne des faits ayant eu lieu entre 2016 et 2018. Le parquet anticorruption autrichien soupçonne celui qui était à l’époque un simple ministre (jusqu’en décembre 2017) d’avoir détourné, avec l’aide de son entourage, des fonds publics pour acheter une couverture favorable dans un journal de type tabloïd, sur la base de sondages manipulés. Les dix personnes suspectées démentent.

Cette démission met-elle fin aujourd’hui à la crise gouvernementale déclenchée par la révélation de ces soupçons ? […] Lire la suite sur le site de Libération : liberation.fr/international/europe/autriche-kurz-tombe-mais-le-systeme-demeure-20211010_IC6PVINWABEMTGMNLPLZ6OEQU4/

Le mot du jour : Postenschacher

On a appris mercredi que le chancelier Kurz est visé par une enquête du parquet économique et anti-corruption sur un soupçon de fausses déclarations devant une commission d’enquête parlementaire. Il aurait menti l’an dernier devant des députés qui cherchaient à savoir s’il était intervenu dans la nomination d’un proche à la tête d’une holding publique.

Une affaire de Postenschacher qui occupe l’Autriche depuis des mois et qui atteint maintenant le chef du gouvernement.

C’est quoi, le Postenschacher ? Le mot est un austriacisme, un mot allemand utilisé seulement en Autriche, qui désigne une forme de « piston » presque institutionnalisée. Une particularité autrichienne ?

Écoutez ma chronique dans l’émission Accents d’Europe de mercredi dernier (à partir de 14’40) : rfi.fr/fr/podcasts/accents-d-europe/20210512-qu-est-ce-qu-on-mange-aujourd-hui

Le mot du jour : message control

Décalées de plusieurs mois pour cause de crise sanitaire, mes explications sur le message control ont été diffusées hier sur RFI. Indissociable du style du jeune chancelier Kurz, ce concept issu du marketing est venu s’installer dans le vocabulaire des Autrichiens et Autrichiennes qui s’intéressent à la politique. Un peu l’équivalent des « éléments de langages » en France…

Ce que l’on en retient surtout, c’est davantage la partie « contrôle » que la partie « message ».

Karin Liebhart, chercheuse spécialiste de la communication politique

Pratiqué avec succès sous le premier gouvernement Kurz, va-t-il marquer également le travail des ministres actuels, maintenant que les Verts ont remplacé l’extrême droite comme partenaires de gouvernement ?

⇒ Ma chronique « En un mot » à la fin de l’émission Accents d’Europe, avec l’analyse de la spécialiste Karin Liebhart et le résultat d’une petite enquête que j’ai menée dans la salle de presse de la chancellerie : www.rfi.fr/fr/podcasts/20200617