Vienne : les Asiatiques ont perdu la guerre des vélos en libre-service

Rien de plus facile aujourd’hui que d’utiliser un des vélos en libre-service dans les grandes villes européennes. Mais une nouvelle génération, venue d’Asie, a débarqué à Vienne : des bicyclettes « sans station », que l’on peut louer et rendre à n’importe quel endroit. Sauf que ce modèle ne fonctionne pas… Surprenant ? Mon papier dans Accents d’Europe, à écouter ici (à partir de 11:30) : www.rfi.fr/emission/20180907

Contestation contre la journée de 12 heures

Depuis le 1er septembre, il est légal pour un employeur en Autriche de demander à ses employés de travailler 12 heures par jour, de manière ponctuelle, payée en heures supplémentaires. Jusqu’à présent, cette « durée maximale » du travail était limitée à 10 heures par jour, mais le gouvernement du conservateur Sebastian Kurz avec l’extrême droite du FPÖ a passé une nouvelle loi. Ce faisant, il s’est retrouvé confronté au plus grand mouvement de contestation depuis son élection. Même dans la majorité, le style du gouvernement ne plaît pas à tout le monde. Mon reportage dans « Accents d’Europe » sur RFI (début de l’émission) : www.rfi.fr/emission/20180905

Une nouvelle ONG pour la défense des droits numériques

Les fondateurs du noyb: Christof Tschohl, Petra Leupold et Max Schrems.
Les fondateurs du NOYB : Christof Tschohl, Petra Leupold et Max Schrems

L’organisation basée en Autriche prévoit de lutter contre les abus dans l’utilisation commerciale des données personnelles.

Elle s’appelle NOYB, pour «None of your business» (ce ne sont pas vos affaires). Ce nom acerbe est trompeur: l’action de cette nouvelle organisation non gouvernementale concerne en fait tout le monde. Le jeune juriste autrichien Max Schrems, qui s’est fait connaître en menant un combat législatif international contre Facebook, a annoncé mercredi matin ses plans pour ce centre européen pour les droits numériques. Si sa campagne de financement continue de se développer positivement, celui-ci ouvrira en février prochain et son siège se tiendra à Vienne.

L’organisation, dont le comité directeur compte, outre son initiateur, un expert de la protection des données et une avocate spécialiste du droit des consommateurs, veut se concentrer sur les abus dans l’utilisation commerciale des informations personnelles. «Certaines multinationales fondent leur modèle économique sur une exploitation illégale de ces data, explique l’activiste. Pour elles, il est plus lucratif de ne pas respecter les lois en la matière.» Afin de contrer ces géants du Net, il a donc mûri depuis quatre ans l’idée d’une ONG qui pourrait coordonner des actions en justice au niveau européen.

En poursuivant Facebook pour ne pas avoir protégé les informations privées de ses utilisateurs – en particulier face aux renseignements américains – Max Schrems a provoqué l’invalidation, il y a deux ans, de l’accord Safe Harbor, qui encadrait les échanges de données de l’Union européenne avec l’Outre-Atlantique. Avec son NOYB, l’Autrichien entend maintenant systématiser cet exemple.

Le 25 mai 2018 entrera en vigueur un nouveau règlement communautaire sur la protection des données, qui renforcera les recours juridiques. […]

Lire la suite sur le site de La Tribune de Genève : www.tdg.ch/monde/ong-defense-numerique-creee-vienne/story/28238330

Retour de hype pour le voyage en car (ou : pourquoi la gare routière internationale de Vienne est si laide)

Le Vienna International Busterminal : sa situation sous une bretelle d'autoroute n'est pas très esthétique, mais pratique pour partir sans retard vers Budapest ou Bratislava.

En Europe et surtout dans l’Ouest de l’Europe, l’autobus n‘est pas un moyen de transport aussi commun que dans d’autres parties du monde pour les grandes distances. Mais cela évolue !

En France, on a beaucoup parlé des bus Macron, du nom de l’ancien ministre de l’Economie désormais président qui, en 2015, a libéralisé le secteur. Plus de 8 millions de personnes ont déjà emprunté les autocars de ces nouvelles compagnies privées.

En Autriche, après des décennies où il a été quasi réservé aux immigrés de l’Est et du Sud, le voyage en car est en train de redevenir branché. Ici, il n’y a pas eu de loi de libéralisation du transport. Les compagnies privées affrètent des bus depuis toujours, mais le nombre de passagers a explosé grâce une évolution technologique : le boom des applications de réservation en ligne.

Écoutez mon reportage pour Accents d’Europe et apprenez pourquoi la gare routière internationale de Vienne est si laide ! Le lien (à partir de 2’40 min) : www.rfi.fr/emission/20171030-serbie-refugies-ecole-rentree-scolaire

Le Vienna International Busterminal : sa situation sous une bretelle d’autoroute n’est pas très esthétique, mais pratique pour partir sans retard vers Budapest ou Bratislava.

L’Autriche veut exclure les travailleurs étrangers des nouveaux emplois

Le gouvernement de coalition entre sociaux-démocrates et conservateurs prévoit une prime à la création d’emploi dont seraient exclus les travailleurs de l’UE qui ne sont pas déjà installés en Autriche.

Dans le parc du Prater, à Vienne, Martina Michelfeit fait tourner une écurie. Trente chevaux, une dizaine d’employés en saison, cochers et garçons d’écurie. «Jusqu’ici, je ne fais presque pas d’affaires via Internet, mais maintenant, je vais embaucher quelqu’un pour s’occuper de mon site, se réjouit la patronne. J’attends juste de savoir à partir de quand la subvention va vraiment marcher.» Ponctuellement, Martina Michelfeit fait appel à un informaticien au chômage pour de petits travaux. Elle compte désormais lui proposer un contrat à durée indéterminée, encouragée par la perspective de toucher une prime à la création d’emploi, voulue par le gouvernement autrichien.

Sociaux-démocrates (SPÖ) et conservateurs (ÖVP) prévoient de réduire, de moitié et pendant trois ans, les charges patronales sur les emplois nouvellement créés. Cette prime est cependant réservée aux contrats des travailleurs déjà présents sur le marché autrichien, qu’ils soient chômeurs, fraîchement diplômés ou déjà en activité. En revanche, et alors que certains immigrants extra-européens particulièrement qualifiés pourront profiter de la mesure, les citoyens de l’UE qui souhaiteraient venir travailler en Autriche en sont, eux, bel et bien exclus. […]

Lire la suite de mon article sur le site de Libération : www.liberation.fr/planete/2017/03/30/l-autriche-veut-exclure-les-travailleurs-etrangers-des-nouveaux-emplois_1559520