Stolze Müller, verschwindende Mühlen

Fini's Feinstes Mühle in Schwechat
Ob diese gütige Oma irgendwo in Österreichs größte Getreidemühle zu finden ist…

Hörtipp für heute, 15.30 Uhr. Ö1 sendet meine Story zur Müllerei in Österreich. Wisst ihr, wie euer tägliches Mehl produziert wird?

Österreichs Mühlen mahlen fast unbemerkt

Waren in Österreich nach dem Zweiten Weltkrieg rund 5.000 Mühlen in Betrieb, sind es heute weniger als hundert. Die Technisierung kam mit großen Schritten. Ein Prozent des Getreides wird in ungefähr vierzig Kleinmühlen gemahlen, 75 Prozent in den zehn größten Mühlen. Dort arbeiten nicht mehr « Müller », sondern « Verfahrenstechniker und Verfahrenstechnikerinnen für die Getreidewirtschaft », so der offizielle Berufsname. Eine Erkundung in der größten und in der – möglicherweise – kleinsten Mühle Österreichs.

oe1.orf.at/programm/20190923/572997/Stolze-Mueller-verschwindende-Muehlen

Hier der Link zum Nachhören (7 Tage): oe1.orf.at/player/20190923/572997/153004

Comment l’Autriche est-elle devenue championne du monde du bio ?

Pour se détendre un peu après tous ces rebondissements politiques, un point sur le modèle agricole autrichien. Avec près d’un quart des cultures faites en bio, le pays domine le top mondial. Comment, pourquoi, depuis quand ? J’expliquais tout ça lundi dernier dans Libé.

Du boudin, bio. Une part de poêlée de pommes-de-terre, bio. Un schnaps, bio, bien sûr.

Les commandes s‘enchaînent à la petite échoppe sur le marché de la Freyung, au centre de Vienne, en Autriche. Le patron, une figure locale qui ne se présente que par son prénom, Hermann, est issu d’une lignée d’agriculteurs biologiques qui remonte à ses arrières-grands-parents.

«Nous avons une petite exploitation dans les Pré-Alpes. Ce n’est pas possible pour nous de nous agrandir, alors on mise sur le fait d’être petits, mais honnêtes», explique-t-il avec un clin d’œil. Lire la suite « Comment l’Autriche est-elle devenue championne du monde du bio ? »

Visages de l’apprentissage

Florentine
À la manufacture de pianos Bösendorfer : Florentine c’est tournée vers l’apprentissage, après une licence de musicologie.

En Autriche, moins de 9 % des jeunes sont aux chômage, contre 15 % pour la moyenne européenne. Ce bon résultat est souvent expliqué par le système de formation professionnelle, qui concerne deux tiers des élèves – avec un tiers au lycée professionnel et un autre tiers en apprentissage, environ. Je suis allée chercher les raisons du succès de l’apprentissage en parlant avec des jeunes comme Florentine, qui fabrique des pianos, ou Marcel, qui manie la tourneuse fraiseuse… et j’ai découvert, au passage, les quelques difficultés que connaît, quand même, le modèle autrichien. Écoutez l’intégralité de ce reportage sur la page d’Accents d’Europe de RFI : www.rfi.fr/emission/20190312

 

Vienne : les Asiatiques ont perdu la guerre des vélos en libre-service

Rien de plus facile aujourd’hui que d’utiliser un des vélos en libre-service dans les grandes villes européennes. Mais une nouvelle génération, venue d’Asie, a débarqué à Vienne : des bicyclettes « sans station », que l’on peut louer et rendre à n’importe quel endroit. Sauf que ce modèle ne fonctionne pas… Surprenant ? Mon papier dans Accents d’Europe, à écouter ici (à partir de 11:30) : www.rfi.fr/emission/20180907

Contestation contre la journée de 12 heures

Depuis le 1er septembre, il est légal pour un employeur en Autriche de demander à ses employés de travailler 12 heures par jour, de manière ponctuelle, payée en heures supplémentaires. Jusqu’à présent, cette « durée maximale » du travail était limitée à 10 heures par jour, mais le gouvernement du conservateur Sebastian Kurz avec l’extrême droite du FPÖ a passé une nouvelle loi. Ce faisant, il s’est retrouvé confronté au plus grand mouvement de contestation depuis son élection. Même dans la majorité, le style du gouvernement ne plaît pas à tout le monde. Mon reportage dans « Accents d’Europe » sur RFI (début de l’émission) : www.rfi.fr/emission/20180905

Une nouvelle ONG pour la défense des droits numériques

Les fondateurs du noyb: Christof Tschohl, Petra Leupold et Max Schrems.
Les fondateurs du NOYB : Christof Tschohl, Petra Leupold et Max Schrems

L’organisation basée en Autriche prévoit de lutter contre les abus dans l’utilisation commerciale des données personnelles.

Elle s’appelle NOYB, pour «None of your business» (ce ne sont pas vos affaires). Ce nom acerbe est trompeur: l’action de cette nouvelle organisation non gouvernementale concerne en fait tout le monde. Le jeune juriste autrichien Max Schrems, qui s’est fait connaître en menant un combat législatif international contre Facebook, a annoncé mercredi matin ses plans pour ce centre européen pour les droits numériques. Si sa campagne de financement continue de se développer positivement, celui-ci ouvrira en février prochain et son siège se tiendra à Vienne.

L’organisation, dont le comité directeur compte, outre son initiateur, un expert de la protection des données et une avocate spécialiste du droit des consommateurs, veut se concentrer sur les abus dans l’utilisation commerciale des informations personnelles. «Certaines multinationales fondent leur modèle économique sur une exploitation illégale de ces data, explique l’activiste. Pour elles, il est plus lucratif de ne pas respecter les lois en la matière.» Afin de contrer ces géants du Net, il a donc mûri depuis quatre ans l’idée d’une ONG qui pourrait coordonner des actions en justice au niveau européen.

En poursuivant Facebook pour ne pas avoir protégé les informations privées de ses utilisateurs – en particulier face aux renseignements américains – Max Schrems a provoqué l’invalidation, il y a deux ans, de l’accord Safe Harbor, qui encadrait les échanges de données de l’Union européenne avec l’Outre-Atlantique. Avec son NOYB, l’Autrichien entend maintenant systématiser cet exemple.

Le 25 mai 2018 entrera en vigueur un nouveau règlement communautaire sur la protection des données, qui renforcera les recours juridiques. […]

Lire la suite sur le site de La Tribune de Genève : www.tdg.ch/monde/ong-defense-numerique-creee-vienne/story/28238330

Retour de hype pour le voyage en car (ou : pourquoi la gare routière internationale de Vienne est si laide)

Le Vienna International Busterminal : sa situation sous une bretelle d'autoroute n'est pas très esthétique, mais pratique pour partir sans retard vers Budapest ou Bratislava.

En Europe et surtout dans l’Ouest de l’Europe, l’autobus n‘est pas un moyen de transport aussi commun que dans d’autres parties du monde pour les grandes distances. Mais cela évolue !

En France, on a beaucoup parlé des bus Macron, du nom de l’ancien ministre de l’Economie désormais président qui, en 2015, a libéralisé le secteur. Plus de 8 millions de personnes ont déjà emprunté les autocars de ces nouvelles compagnies privées.

En Autriche, après des décennies où il a été quasi réservé aux immigrés de l’Est et du Sud, le voyage en car est en train de redevenir branché. Ici, il n’y a pas eu de loi de libéralisation du transport. Les compagnies privées affrètent des bus depuis toujours, mais le nombre de passagers a explosé grâce une évolution technologique : le boom des applications de réservation en ligne.

Écoutez mon reportage pour Accents d’Europe et apprenez pourquoi la gare routière internationale de Vienne est si laide ! Le lien (à partir de 2’40 min) : www.rfi.fr/emission/20171030-serbie-refugies-ecole-rentree-scolaire

Le Vienna International Busterminal : sa situation sous une bretelle d’autoroute n’est pas très esthétique, mais pratique pour partir sans retard vers Budapest ou Bratislava.