Hier, le chancelier conservateur, plombé par l’affaire d’Ibiza, est tombé après une motion de censure. Une première dans l’histoire de la Seconde république autrichienne. Je vous racontais hier cette journée historique dans Libération. Extrait :
La cheffe des sociaux-démocrates a exposé les motifs de la motion de censure devant des députés très échauffés. Sebastian Kurz, qui s’est engagé dans une coalition avec l’extrême droite «en dépit de tous les avertissements», serait «responsable de la situation actuelle». Pamela Rendi-Wagner tacle également sa gestion de crise. Cette dernière semaine, il aurait tenté de former un gouvernement sans majorité parlementaire. Nuque raide, Sebastian Kurz, assis sur le banc du gouvernement, détourne la tête avec un sourire narquois.
La suite est à lire dans le journal du jour ou ici : www.liberation.fr/planete/2019/05/27/autriche-sebastian-kurz-chancelle-finalement_1729968
Sebastian Kurz a été renversé par le parlement, le très bon score de son parti aux élections européennes de dimanche n’a en rien changé la détermination des députés sociaux-démocrates, d’extrême droite et du petit parti Jetzt.
Hier, j’analysais aussi les résultats de ces européennes, captivantes en Autriche. Joie des conservateurs, soulagement de l’extrême droite, les Verts qui jouent au phœnix… c’était dans Accents d’Europe (à partir de 8:00) : www.rfi.fr/emission/20190527-europe-elections-parlement-verts-allemagne-grunen-populistes-marche-climat-brexit


En Autriche, 120 ans après sa mort, la figure de l’impératrice Elisabeth est toujours omniprésente. Symbole de la grandeur passée de l’empire austro-hongrois, sa beauté et son destin tragique l’ont fait entrer dans la légende, ainsi qu’une trilogie de films, dans les années 50, avec l’actrice Romy Schneider. Et la fascination dépasse les frontières. Au Nord de l’Italie, dans une région qui appartenait autrefois à l’empire des Habsbourg autrichiens, la petite ville thermale de Merano a fondé sa célébrité sur l’impératrice, qui aimait venir s’y reposer. Je m’y suis rendue et j’ai rencontré Sissi… en personne, ou presque.