A Vienne, cachez ce «balcon d’Hitler» que l’Autriche ne saurait voir

En amont des commémorations de la fin du nazisme, des historiens relancent l’idée de transformer en mémorial la vaste terrasse du palais d’où le dirigeant nazi avait célébré l’Anschluss, en 1938.

Le « balcon » est en fait une vaste terrasse…

Et si on y déposait un grand bloc de granit venu du camp de concentration de Mauthausen ? Il serait alors impossible d’admirer cet imposant balcon sans une pensée pour les horreurs nazies et la responsabilité de l’Autriche. C’est l’une des trois propositions utopiques mises en maquettes et exposées à partir de ce mardi 22 avril au Musée de l’histoire de l’Autriche. L’institution souhaite relancer le débat au sujet du balcon de l’ancien palais impérial de Vienne, duquel Adolf Hitler avait célébré l’Anschluss le 15 mars 1938. Le dictateur y avait proclamé la dissolution de l’Etat autrichien et son rattachement au IIIe Reich devant une foule en liesse.

Plusieurs historiens et personnalités de la vie intellectuelle autrichienne appellent aujourd’hui à réaménager ce lieu symbolique, alors que l’Europe s’apprête à célébrer les quatre-vingts ans de la fin du nazisme, en mai, et l’Autriche la proclamation de sa Seconde république ce dimanche 27 avril. Car le «balcon d’Hitler» – en réalité, il s’agit d’une vaste terrasse – ne fait, à ce jour, l’objet d’aucune intervention mémorielle extérieure et son avenir est incertain, le Musée de l’histoire, dont il dépend depuis sept ans, devant déménager en 2028.

C’est «une friche mémorielle qui fait honte» […] La suite sur le site de Libération.

Diagonal Stadtporträt Paris – die Banlieue (aktualisierte Wiederholung)

Mein Diagonal zur Pariser Banlieue (zusammen mit Antonia Löffler) wird morgen, Samstag, auf Ö1 wiederholt: 17.05 bis 19 Uhr! Die Sendung habe ich um einen neuen, aktuellen Beitrag zum sportlichen « olympischen Erbe » in der Banlieue erweitert. Es ist auch eine gute Gelegenheit, coole Musik aus der Gegend zu hören.

Sport in der Banlieue: Ist für die jungen Rugby-SpielerInnen in Bagnolet nach den Spielen etwas besser geworden?

Im Juli und August 2024 fanden in Paris die Olympischen Sommerspiele statt. Vieles hat sich nicht in der Gemeinde Paris abgespielt, sondern in Vororten der französischen Hauptstadt, in der Pariser Banlieue.

Die Vorbereitungen für das Großereignis Olympische Sommerspiele hatten in den vergangenen Jahren dem Riesenprojekt « Grand Paris » einen Schub verliehen. Es soll die verhältnismäßig kleine Kernstadt Paris und das angrenzende städtische Gefüge besser verbinden – verwaltungstechnisch und stadtplanerisch -, damit eine kompetitive Metropole an der Seine entsteht. Die konkreteste Neuigkeit für die 7 Millionen Einwohner:innen, die Banlieue bekommt eigene U-Bahn-Linien.

Liefert die Metropolisierung eine Antwort auf 40 Jahre Krise in der Banlieue? Weite Teile der Bevölkerung haben Angst, außen vor gelassen zu werden. Die öffentliche Hand lässt zwar auf die Zäune der kolossalen Baustellen plakatieren, die Olympischen Spiele seien ein « Geschichte-Beschleuniger », hieß es, doch welche Geschichte wird hier genau beschleunigt?

Es ist bekannt: Die Geschichte der Banlieue ist eine von Ausgrenzung und Revolten am Rande einer Weltstadt. Eine lange Geschichte von stadtplanerischen Versuchen, Ordnung in das bauliche Durcheinander zu bringen. Man vergisst im Ausland aber gerne, dass sich in der Pariser Banlieue nicht nur die ärmsten, sondern auch manche der reichsten Gemeinde des Landes befinden – und alles dazwischen. Das Wort Banlieue ist in der deutschen Sprache zum Synonym für urbane Versäumnisse geworden und wird oft als Menetekel verwendet. Währenddessen verschwindet der reale Ort von der kollektiven Wahrnehmung.

Nach der Ausstrahlung wird die Sendung 28 Tage lang hier zu finden sein: oe1.orf.at/programm/20250412/791484/Diagonal-Stadtportraet-Paris-Die-Banlieue

AUF1, un « média alternatif » d’extrême droite qui rayonne au-delà des frontières

Aux élections législatives de septembre 2024, l’extrême droite est devenue la première force politique en Autriche. Derrière cette progression, les experts notent un facteur en particulier : un réseau de sites internet qui se présentent comme des « médias alternatifs » mais qui pratiquent surtout la désinformation. En particulier, une plate-forme du nom de AUF1, lancée en 2021, a acquis une grande influence en l’espace de quelques années … et même au-delà des frontières du pays. Je me suis penchée sur les ressorts de son succès. Mon reportage est a réécouter sur le site de RFI (à partir de 6’15 environ dans l’émission Accents d’Europe).

En Autriche, le spectre d’un chancelier d’extrême droite écarté

A Vienne, gauche, droite et libéraux se sont accordés sur un programme de gouvernement. Le pays sera gouverné par un conservateur pro-européen, Christian Stocker, qui devient chancelier presque par hasard.

Finalement, l’Autriche n’aura pas de «Volkskanzler» (chancelier du peuple), un terme emprunté au vocabulaire hitlérien et appliqué à Herbert Kickl, chef du parti d’extrême droite qui a échoué à former une coalition. Ces huit dernières semaines, le pays est de fait passé de la perspective quasiment assurée d’être dirigé par l’extrême droite, à la constitution d’un gouvernement centriste et pro-européen. La droite conservatrice, la gauche sociale-démocrate et les libéraux du petit parti Neos ont en effet présenté ce jeudi 27 février un programme commun. Leur gouvernement sera mené par un avocat de 64 ans, le conservateur Christian Stocker.

Inconnu à l’étranger, le futur chancelier de la république alpine est à peine plus célèbre dans son pays. Le public a fait sa connaissance lors de son accession surprise à la tête du Parti populaire autrichien (ÖVP), le 5 janvier. Plus tacticien que charismatique, ce fils de député a fait carrière dans la politique communale de sa ville natale, Wiener Neustadt, dans la grande couronne viennoise, avant de suivre le chemin paternel et d’être élu député pour le même parti chrétien-démocrate en 2019. […] La suite en accès libre sur le site de Libération.

Entschuldigung über die Grenzen hinweg

« Sumimasen! » Von feinen kulturellen Unterschieden und Versuchen, diese zu begreifen

Sich entschuldigen – das tun Menschen rund um den Globus. Aber wie und wofür? Darüber herrscht keine Einigkeit. In Japan verbeugt man sich tief, « Sumanai sumimasen!« . In Großbritannien ist das Wörtchen « sorry » allgegenwärtig. Im Iran hat man es lieber blumig – « Bebachshin! Lassen Sie es uns vergessen, der Freundschaft zuliebe ». In der Wissenschaft wird versucht, die mannigfaltigen Formulierungen zu kategorisieren und die Unterschiede zu deuten, in der Annahme, dass die Entschuldigung als Sprechakt zwischen Regelbruch und Versöhnung Wichtiges über die Kulturen verraten kann. Und in der Praxis müssen sich Sprachlernende, Geschäftsreisende und Dolmetschende mit den subtilen Unterschieden arrangieren.

Ich habe heute den dritten Teil der Moment-Themenwoche « Entschuldigung! Über die Versuche, Schuld loszuwerden » gestaltet. Die Sendung kann 28 Tage lang hier nachgehört werden: oe1.orf.at/programm/20250226/785931/Entschuldigung-ueber-die-Grenzen-hinweg