En Autriche, le spectre d’un chancelier d’extrême droite écarté

A Vienne, gauche, droite et libéraux se sont accordés sur un programme de gouvernement. Le pays sera gouverné par un conservateur pro-européen, Christian Stocker, qui devient chancelier presque par hasard.

Finalement, l’Autriche n’aura pas de «Volkskanzler» (chancelier du peuple), un terme emprunté au vocabulaire hitlérien et appliqué à Herbert Kickl, chef du parti d’extrême droite qui a échoué à former une coalition. Ces huit dernières semaines, le pays est de fait passé de la perspective quasiment assurée d’être dirigé par l’extrême droite, à la constitution d’un gouvernement centriste et pro-européen. La droite conservatrice, la gauche sociale-démocrate et les libéraux du petit parti Neos ont en effet présenté ce jeudi 27 février un programme commun. Leur gouvernement sera mené par un avocat de 64 ans, le conservateur Christian Stocker.

Inconnu à l’étranger, le futur chancelier de la république alpine est à peine plus célèbre dans son pays. Le public a fait sa connaissance lors de son accession surprise à la tête du Parti populaire autrichien (ÖVP), le 5 janvier. Plus tacticien que charismatique, ce fils de député a fait carrière dans la politique communale de sa ville natale, Wiener Neustadt, dans la grande couronne viennoise, avant de suivre le chemin paternel et d’être élu député pour le même parti chrétien-démocrate en 2019. […] La suite en accès libre sur le site de Libération.

Entschuldigung über die Grenzen hinweg

« Sumimasen! » Von feinen kulturellen Unterschieden und Versuchen, diese zu begreifen

Sich entschuldigen – das tun Menschen rund um den Globus. Aber wie und wofür? Darüber herrscht keine Einigkeit. In Japan verbeugt man sich tief, « Sumanai sumimasen!« . In Großbritannien ist das Wörtchen « sorry » allgegenwärtig. Im Iran hat man es lieber blumig – « Bebachshin! Lassen Sie es uns vergessen, der Freundschaft zuliebe ». In der Wissenschaft wird versucht, die mannigfaltigen Formulierungen zu kategorisieren und die Unterschiede zu deuten, in der Annahme, dass die Entschuldigung als Sprechakt zwischen Regelbruch und Versöhnung Wichtiges über die Kulturen verraten kann. Und in der Praxis müssen sich Sprachlernende, Geschäftsreisende und Dolmetschende mit den subtilen Unterschieden arrangieren.

Ich habe heute den dritten Teil der Moment-Themenwoche « Entschuldigung! Über die Versuche, Schuld loszuwerden » gestaltet. Die Sendung kann 28 Tage lang hier nachgehört werden: oe1.orf.at/programm/20250226/785931/Entschuldigung-ueber-die-Grenzen-hinweg

A Vienne, une manifestation contre «la menace imminente» de l’extrême droite au pouvoir

Craignant que le parti FPÖ d’Herbert Kickl, chargé de former un gouvernement après les élections de septembre, accède pour la première fois à la chancellerie, la société civile a organisé un grand rassemblement jeudi 9 janvier pour «mettre les partis devant leurs responsabilités».

Dans la chaîne humaine autour de la chancellerie, des manifestants demandent « plus d’amour ».

«Contre le racisme et le démontage social» scande la foule en direction des pilastres baroques de la chancellerie fédérale – ou «Dehors, les nazis» pour les plus remontés. Au moins 25 000 personnes, selon la police, sont venues exprimer leur inquiétude, dans la soirée du jeudi 9 janvier, alors que l’extrême droite semble sur le point d’accéder, pour la première fois depuis 1945, à la tête du gouvernement autrichien. Mardi, le président de la République a en effet confié à Herbert Kickl la responsabilité de chercher une majorité pour gouverner. Si son Parti de la Liberté, le FPÖ, a déjà participé au pouvoir en tant que parti minoritaire, il n’a jamais occupé la chancellerie dans la république alpine aux 9 millions d’habitants.

Trois mois après des législatives remportées par cet allié de Marine Le Pen en Europe (avec 29 % des suffrages), cette décision du Président est un coup de théâtre, qui résulte de l’échec, le week-end dernier, des pourparlers de coalition entre trois partis du bloc central. Opérant une volte-face, le parti conservateur (26,3 %) a rapidement accepté de négocier avec Kickl, dans l’optique de constituer un gouvernement mené par ce dernier. Enterrant de fait une tentative récente d’établir un «cordon sanitaire» pour exclure les troupes de Kickl du pouvoir fédéral.

En formant une chaîne humaine autour de la chancellerie, les manifestants ont recréé jeudi soir ce soir un autre cordon symbolique, pour «défendre la démocratie» selon les organisateurs. «Je n’aurais pas pensé me retrouver encore là aujourd’hui», souffle Jürgen […] –> La suite sur le site du journal : liberation.fr

La grande inquiétude des réfugiés syriens en Autriche

Tout va très vite en Syrie… Les premières missions diplomatiques européennes sont déjà de retour à Damas. Sur le sol européen et turc, c’est une autre histoire. Alors qu’on a compté à peine 8 000 réfugiés à la frontière turque, de retour vers la Syrie, les différents gouvernements annoncent suspendre l’examen des demandes d’asile. En Autriche, le gouvernement annonce même des expulsions…

Mon reportage diffusé dans Accents d’Europe mardi dernier sur RFI est à récouter ici (en début d’émission) : www.rfi.fr/fr/podcasts/accents-d-europe/20241217-la-grande-inqui%C3%A9tude-des-r%C3%A9fugi%C3%A9s-syriens-en-autriche

Le FPÖ et ses liens avec la Russie

On vote pour renouveler le parlement, ce dimanche 29 septembre, en Autriche et donc aussi pour changer de gouvernement. L’extrême droite est donnée favorite avec 27 % d’intentions de vote dans les sondages. Le FPÖ, le Parti de la liberté est un parti anti-migrants, anti-guerre en Ukraine et très proche de la Russie, même si cette proximité a pu fluctuer au cours des années. Je faisais le point sur la question dans Accents d’Europe hier (à partir de 11:15) : rfi.fr/fr/podcasts/accents-d-europe/20240925-parcours-de-migrants-des-canaries-%C3%A0-un-village-de-galice

À suivre dans les prochains jours, d’autres informations sur le FPÖ et les élections législatives…