Aux élections législatives de septembre 2024, l’extrême droite est devenue la première force politique en Autriche. Derrière cette progression, les experts notent un facteur en particulier : un réseau de sites internet qui se présentent comme des « médias alternatifs » mais qui pratiquent surtout la désinformation. En particulier, une plate-forme du nom de AUF1, lancée en 2021, a acquis une grande influence en l’espace de quelques années … et même au-delà des frontières du pays. Je me suis penchée sur les ressorts de son succès. Mon reportage est a réécouter sur le site de RFI (à partir de 6’15 environ dans l’émission Accents d’Europe).
Catégorie : Politique autrichienne
En Autriche, le spectre d’un chancelier d’extrême droite écarté
A Vienne, gauche, droite et libéraux se sont accordés sur un programme de gouvernement. Le pays sera gouverné par un conservateur pro-européen, Christian Stocker, qui devient chancelier presque par hasard.
Finalement, l’Autriche n’aura pas de «Volkskanzler» (chancelier du peuple), un terme emprunté au vocabulaire hitlérien et appliqué à Herbert Kickl, chef du parti d’extrême droite qui a échoué à former une coalition. Ces huit dernières semaines, le pays est de fait passé de la perspective quasiment assurée d’être dirigé par l’extrême droite, à la constitution d’un gouvernement centriste et pro-européen. La droite conservatrice, la gauche sociale-démocrate et les libéraux du petit parti Neos ont en effet présenté ce jeudi 27 février un programme commun. Leur gouvernement sera mené par un avocat de 64 ans, le conservateur Christian Stocker.
Inconnu à l’étranger, le futur chancelier de la république alpine est à peine plus célèbre dans son pays. Le public a fait sa connaissance lors de son accession surprise à la tête du Parti populaire autrichien (ÖVP), le 5 janvier. Plus tacticien que charismatique, ce fils de député a fait carrière dans la politique communale de sa ville natale, Wiener Neustadt, dans la grande couronne viennoise, avant de suivre le chemin paternel et d’être élu député pour le même parti chrétien-démocrate en 2019. […] La suite en accès libre sur le site de Libération.
En Autriche, les rêves de pouvoir de l’extrême droite se fracassent sur la culture du compromis
Son chemin semblait tout tracé pour obtenir, pour la première fois, la chancellerie. Mais le FPÖ a trébuché sur son intransigeance dans un pays dont la culture politique depuis 1945 est fondée sur la recherche de concessions.
«En politique autrichienne, tout peut toujours arriver», philosophait mercredi 12 février une journaliste à la fin de son direct depuis le siège de la présidence. Alors que le chemin de l’extrême droite semblait tout tracé, le FPÖ a échoué à trouver un terrain d’entente avec la droite conservatrice pour former un gouvernement de coalition. Quatre mois après avoir remporté les législatives, Herbert Kickl, son leader qui se voyait déjà chancelier, est venu annoncer cet échec au Président.
Comment l’extrême droite a-t-elle ainsi pu trébucher sur le perron de la chancellerie, aussi près de franchir une étape historique ? Ces derniers jours, les informations qui filtraient des négociations de gouvernement révélaient des exigences a priori déraisonnables du parti anti-immigration, sur la fin de la primauté du droit européen ou sur le contrôle de tous les ministères importants. Comme un remake de la tactique de Donald Trump, son désormais fameux «flood the zone», une tentative de déstabiliser son adversaire en le submergeant d’innombrables demandes ahurissantes. Sauf que l’Autriche n’est pas les États-Unis. […] La suite sur le site de Libération.
A Vienne, une manifestation contre «la menace imminente» de l’extrême droite au pouvoir
Craignant que le parti FPÖ d’Herbert Kickl, chargé de former un gouvernement après les élections de septembre, accède pour la première fois à la chancellerie, la société civile a organisé un grand rassemblement jeudi 9 janvier pour «mettre les partis devant leurs responsabilités».

«Contre le racisme et le démontage social» scande la foule en direction des pilastres baroques de la chancellerie fédérale – ou «Dehors, les nazis» pour les plus remontés. Au moins 25 000 personnes, selon la police, sont venues exprimer leur inquiétude, dans la soirée du jeudi 9 janvier, alors que l’extrême droite semble sur le point d’accéder, pour la première fois depuis 1945, à la tête du gouvernement autrichien. Mardi, le président de la République a en effet confié à Herbert Kickl la responsabilité de chercher une majorité pour gouverner. Si son Parti de la Liberté, le FPÖ, a déjà participé au pouvoir en tant que parti minoritaire, il n’a jamais occupé la chancellerie dans la république alpine aux 9 millions d’habitants.
Trois mois après des législatives remportées par cet allié de Marine Le Pen en Europe (avec 29 % des suffrages), cette décision du Président est un coup de théâtre, qui résulte de l’échec, le week-end dernier, des pourparlers de coalition entre trois partis du bloc central. Opérant une volte-face, le parti conservateur (26,3 %) a rapidement accepté de négocier avec Kickl, dans l’optique de constituer un gouvernement mené par ce dernier. Enterrant de fait une tentative récente d’établir un «cordon sanitaire» pour exclure les troupes de Kickl du pouvoir fédéral.
En formant une chaîne humaine autour de la chancellerie, les manifestants ont recréé jeudi soir ce soir un autre cordon symbolique, pour «défendre la démocratie» selon les organisateurs. «Je n’aurais pas pensé me retrouver encore là aujourd’hui», souffle Jürgen […] –> La suite sur le site du journal : liberation.fr
La grande inquiétude des réfugiés syriens en Autriche
Tout va très vite en Syrie… Les premières missions diplomatiques européennes sont déjà de retour à Damas. Sur le sol européen et turc, c’est une autre histoire. Alors qu’on a compté à peine 8 000 réfugiés à la frontière turque, de retour vers la Syrie, les différents gouvernements annoncent suspendre l’examen des demandes d’asile. En Autriche, le gouvernement annonce même des expulsions…
Mon reportage diffusé dans Accents d’Europe mardi dernier sur RFI est à récouter ici (en début d’émission) : www.rfi.fr/fr/podcasts/accents-d-europe/20241217-la-grande-inqui%C3%A9tude-des-r%C3%A9fugi%C3%A9s-syriens-en-autriche
