En Autriche, les rêves de pouvoir de l’extrême droite se fracassent sur la culture du compromis

Son chemin semblait tout tracé pour obtenir, pour la première fois, la chancellerie. Mais le FPÖ a trébuché sur son intransigeance dans un pays dont la culture politique depuis 1945 est fondée sur la recherche de concessions.

«En politique autrichienne, tout peut toujours arriver», philosophait mercredi 12 février une journaliste à la fin de son direct depuis le siège de la présidence. Alors que le chemin de l’extrême droite semblait tout tracé, le FPÖ a échoué à trouver un terrain d’entente avec la droite conservatrice pour former un gouvernement de coalition. Quatre mois après avoir remporté les législatives, Herbert Kickl, son leader qui se voyait déjà chancelier, est venu annoncer cet échec au Président.

Comment l’extrême droite a-t-elle ainsi pu trébucher sur le perron de la chancellerie, aussi près de franchir une étape historique ? Ces derniers jours, les informations qui filtraient des négociations de gouvernement révélaient des exigences a priori déraisonnables du parti anti-immigration, sur la fin de la primauté du droit européen ou sur le contrôle de tous les ministères importants. Comme un remake de la tactique de Donald Trump, son désormais fameux «flood the zone», une tentative de déstabiliser son adversaire en le submergeant d’innombrables demandes ahurissantes. Sauf que l’Autriche n’est pas les États-Unis. […] La suite sur le site de Libération.

A Vienne, une manifestation contre «la menace imminente» de l’extrême droite au pouvoir

Craignant que le parti FPÖ d’Herbert Kickl, chargé de former un gouvernement après les élections de septembre, accède pour la première fois à la chancellerie, la société civile a organisé un grand rassemblement jeudi 9 janvier pour «mettre les partis devant leurs responsabilités».

Dans la chaîne humaine autour de la chancellerie, des manifestants demandent « plus d’amour ».

«Contre le racisme et le démontage social» scande la foule en direction des pilastres baroques de la chancellerie fédérale – ou «Dehors, les nazis» pour les plus remontés. Au moins 25 000 personnes, selon la police, sont venues exprimer leur inquiétude, dans la soirée du jeudi 9 janvier, alors que l’extrême droite semble sur le point d’accéder, pour la première fois depuis 1945, à la tête du gouvernement autrichien. Mardi, le président de la République a en effet confié à Herbert Kickl la responsabilité de chercher une majorité pour gouverner. Si son Parti de la Liberté, le FPÖ, a déjà participé au pouvoir en tant que parti minoritaire, il n’a jamais occupé la chancellerie dans la république alpine aux 9 millions d’habitants.

Trois mois après des législatives remportées par cet allié de Marine Le Pen en Europe (avec 29 % des suffrages), cette décision du Président est un coup de théâtre, qui résulte de l’échec, le week-end dernier, des pourparlers de coalition entre trois partis du bloc central. Opérant une volte-face, le parti conservateur (26,3 %) a rapidement accepté de négocier avec Kickl, dans l’optique de constituer un gouvernement mené par ce dernier. Enterrant de fait une tentative récente d’établir un «cordon sanitaire» pour exclure les troupes de Kickl du pouvoir fédéral.

En formant une chaîne humaine autour de la chancellerie, les manifestants ont recréé jeudi soir ce soir un autre cordon symbolique, pour «défendre la démocratie» selon les organisateurs. «Je n’aurais pas pensé me retrouver encore là aujourd’hui», souffle Jürgen […] –> La suite sur le site du journal : liberation.fr

Herbert Kickl, d’éminence grise à nouveau visage de l’extrême droite autrichienne

Fort de son succès dans son rôle de leader d’un nouveau genre, le stratège du FPÖ espère sortir grand gagnant des élections législatives ce dimanche 29 septembre. Et se voit déjà devenir le «chancelier du peuple».

L’homme de l’ombre est entré dans la lumière, et il a surpris son monde. Herbert Kickl, ancienne éminence grise de son parti, montre aujourd’hui que l’extrême droite n’a pas, ou plus, besoin d’une personnalité flamboyante à sa tête pour réussir en Autriche. Aux antipodes des grands charmeurs qu’étaient ses prédécesseurs, l’actuel meneur du Parti de la liberté d’Autriche (FPÖ) conquiert les électeurs en jouant un répertoire austère et agressif. Sa formation a de grandes chances de rafler la première place des législatives de ce dimanche 29 septembre, ce qui serait une première. Il espère former, dans la foulée, une coalition de gouvernement avec les conservateurs.

La dernière coalition de la droite avec l’extrême droite en Autriche remonte à 2019 et elle s’est terminée avec perte et fracas. C’est d’ailleurs à ce moment que s’est scellé le destin de Kickl, comme le montre une biographie (Kickl et la destruction de l’Europe, éditions Zsolnay, non traduit). Selon ses auteurs, les journalistes Gernot Bauer et Robert Treichler, Kickl est le «candidat à la chancellerie le plus difficile à cerner de l’histoire de la Seconde république d’Autriche».

Pour comprendre, retour en 2019. Cette année-là, le patron du FPÖ s’appelle encore Heinz-Christian Strache. […] La suite en accès libre sur le site du journal Libération.

L’Autriche s’apprête à affronter des intempéries historiques

Sous des trombes d’eau depuis jeudi et alors que les météorologues ne s’attendent pas à une embellie avant le début de semaine prochaine, l’est du pays se prépare à des inondations ce week-end.

Le déluge avait déjà commencé, mais l’association d’alpinisme Alpenverein croyait encore bon de préciser, vendredi 13 septembre, pour les étourdis, que «personne n’[avait] rien à faire en haute montagne ce week-end». Etant donné l’ardeur presque fanatique avec laquelle certains Autrichiens s’adonnent à la randonnée, la précision n’était peut-être pas superflue. Cette alerte de l’Alpenverein est l’une des dizaines lancées en fin de semaine par toutes sortes d’organismes du pays, des associations d’automobilistes à la Croix-Rouge. Confrontée à des intempéries exceptionnelles avec la tempête Boris, l’Autriche se prépare à faire face à leurs conséquences attendues ce week-end : glissements de terrain, routes impraticables et, surtout, inondations, particulièrement dans l’est du pays.

Pourtant, le 8 septembre, on se baignait encore par près de 30°C dans les lacs et les piscines du pays et, en milieu de semaine, la population semblait avoir du mal à prendre au sérieux les premières alertes. Jusqu’à un présentateur météo qui souriait encore avec désinvolture devant la caméra – «brrr… il commence à faire frisquet» – jeudi, alors que la dépression atmosphérique venue de l’Adriatique atteignait déjà le pays. Son attitude faisait rugir le météorologue star suisse Jörg Kachelmann : la télévision risquait d’avoir «des morts sur la conscience», s’emportait celui-ci sur le réseau social X.

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A Vienne, les fans de Taylor Swift «effondrés» après l’attentat déjoué contre l’un de ses concerts

Dans la capitale autrichienne, les «swifties» sont bouleversés tant par l’annulation de trois concerts très attendus que par le projet d’attentat jihadiste qui les ciblait, alors que le suspect principal est passé aux aveux.

Les terroristes se préparaient depuis un mois ; les «swifties», elles, attendaient le concert depuis un an. A Vienne, les inconditionnelles, souvent féminines, de Taylor Swift sont éplorées après l’annulation, à la dernière minute, des trois concerts prévus de la popstar américaine. Alors que près de 200 000 spectateurs avaient acheté leurs places de longue date et que beaucoup avaient fait le déplacement depuis l’étranger, les organisateurs ont pris cette décision drastique mercredi 7 août au soir, après la révélation d’un projet terroriste visant le stade où Taylor Swift devait se produire, ce jeudi, vendredi et samedi. Car, si la police a annoncé deux arrestations dès mercredi soir, l’incertitude a tout d’abord plané quant à de possibles complices, en liberté.
Sur l’esplanade devant le stade Ernst-Happel de Vienne, jeudi en fin de matinée, les stands officiels d’objets dérivés à l’effigie de la superstar, installés la veille, ont déjà plié bagage. Mais des fans arrivent tout de même par petits groupes […]

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