Un pays ébranlé par une horreur sans précédent

Un homme de 21 ans a ouvert le feu dans son ancien établissement scolaire de Graz mardi matin, faisant au moins dix morts et plusieurs blessés graves, avant de se suicider.

Devant le lycée, une jeune femme hésite, sans doute impressionnée par les policiers et les caméras de télévision plantées non loin de là. Puis elle sort deux gerbes de fleurs de son sac à dos, les accroche sur le grillage et s’éloigne sans un mot, les larmes aux yeux. La banque d’en face est fermée «pour raison de sécurité»  ; une cycliste attend, par habitude dans ce pays, que le feu passe au vert pour traverser même si la rue est déserte, bloquée à la circulation par les forces de l’ordre. Dans cette artère bordée d’immeubles modernes, proche du centre de la deuxième plus grande ville d’Autriche, c’est le silence qui frappe, en ce début d’après-midi.

Quelques heures plus tôt, mardi au matin, dix personnes ont été tuées dans une ­fusillade dans les murs de l’établissement lycée de la Dreierschützengasse. Le bilan initial était de neuf morts, une dixième victime est décédée de ses blessures en fin de journée. […] La suite sur le site de Libération, pour les abonnés.

Laisser un commentaire