Européennes : l’immigration toujours au centre des préoccupations des électeurs autrichiens

Les politiques ont fait le déplacement pour cette petite manifestation de parents d’élèves, contre des containers pour des écoliers réfugiés.

Dans les pays de l’UE, la première préoccupation des citoyens à l’approche de l’élection du Parlement de Strasbourg, c’est le pouvoir d’achat, les questions économiques comme la lutte contre la pauvreté et l’exclusion. L’immigration n’arrive qu’en septième position dans le sondage Eurobaromètre réalisé par la Commission européenne en février-mars 2024.

Ce chiffre varie toutefois beaucoup selon les pays. En Autriche, les politiques migratoires sont en tête des préoccupations, à quasi-égalité avec l’avenir de l’Europe. La crise migratoire de 2015 est encore très présente dans les esprits. Et l’extrême droite, en tête des intentions de vote, prospère sur certaines difficultés liées à l’intégration des réfugiés et de leurs familles. En allant parfois jusqu’à l’incitation à la haine raciale.

Mon reportage pour RFI a écouter dans Accents d’Europe (en début d’émission) : www.rfi.fr/fr/podcasts/accents-d-europe/20240522-la-moldavie-peine-%C3%A0-retenir-ses-jeunes

140 ou 130 km/h ? La bataille de la vitesse sur l’autoroute

autoroute autrichienne à 140

Depuis le début du mois, les Autrichiens n’ont plus le droit de rouler à 140 kilomètres/heure sur l’autoroute. C’était autorisé sur deux tronçons dans le cadre d’un « test » lancé en août 2018, par l’ancien ministre des Transports et figure de l’extrême droite, Norbert Hofer. Sauf que, suite à un scandale, son parti a quitté le gouvernement au printemps dernier. Ce sont maintenant les Verts qui gouvernent aux côtés du parti conservateur ! Et la première décision de la nouvelle ministre a été de mettre fin à l’expérimentation. Retour à la vitesse maximale de 130 sur toutes les autoroutes autrichiennes.

Comment les automobilistes prennent-ils cette bataille politique ? Je suis allée me rendre compte sur l’un des tronçons-tests, pendant les dernières heures de l’autorisation de rouler à 140. Mon reportage pour La Semaine de l’Europe est à écouter ici : www.rtbf.be/auvio/detail_la-semaine-de-l-europe?id=2609714

HC Strache et ses envies de come-back

Le leader d’extrême droite, viré du parti nationaliste pour des soupçons de malversations et d’actes de corruption l’an dernier, se dit prêt à revenir en politique.

C’est un retour sur la scène politique sur la pointe des pieds qui témoigne d’un climat délétère au sein de l’extrême droite autrichienne. Leader déchu du FPÖ, une des formations extrémistes les mieux enracinées en Europe, Heinz-Christian Strache a fait état, jeudi soir à Vienne, de ses envies de come-back en politique. Il s’est déclaré prêt à se présenter à la tête d’un nouveau parti, pour les élections municipales qui doivent se tenir dans la capitale autrichienne au plus tard à l’automne. Lire la suite « HC Strache et ses envies de come-back »

HC Strache quitte la vie politique

L’ex-vice-chancelier Heinz-Christian Strache a annoncé mardi son retrait de la vie politique après une série de scandales et la débâcle du parti d’extrême droite aux législatives anticipées de dimanche.

C’est avec un visage d’une grande pâleur qu’Heinz-Christian Strache a annoncé mardi matin son retrait de la vie politique. Il y a quatre mois, l’ancien vice-chancelier autrichien avait déjà démissionné de la tête de son parti d’extrême droite, le FPÖ. Il va plus loin et rend maintenant sa carte, avec l’intention de protéger sa «famille» politique des «calomnies» dont il fait l’objet.

Cette décision intervient alors que le FPÖ a subi une défaite douloureuse aux législatives anticipées de dimanche, avec une perte d’environ 10% des suffrages par rapport à 2017 au profit du parti conservateur de Sebastian Kurz et des Verts. Une semaine avant le scrutin, des journaux avaient dévoilé que Heinz-Christian Strache faisait l’objet d’une enquête concernant des soupçons de malversation. Lire la suite « HC Strache quitte la vie politique »

Quand le FPÖ voulait restreindre la liberté de la presse

Le bon score de son parti, l’ÖVP conservateur, aux européennes n’aura pas réussi à le sauver. Le jeune chancelier autrichien a été renversé, lundi, par une motion de censure. Sebastian Kurz paie ainsi son alliance dangereuse avec le FPÖ. Le parti d’extrême droite qui lui-même est plongé dans une affaire, déjà baptisé « Ibizagate ». Rappel : le 17 mai dernier, des médias allemands ont publié une vidéo où l’on voit le chef d’alors du FPÖ, Heinz-Christian Strache, proposer des marchés publics à une femme se faisant passer pour la nièce d’un oligarque russe, en échange de financements occultes. Il se dit même prêt à mettre au pas le quotidien le plus influent du pays. Ce qui en dit long sur ce que pense l’extrême droite autrichienne de la liberté de la presse… Mon reportage diffusé jeudi par Accents d’Europe, sur RFI : www.rfi.fr/emission/20190530-quand-fpo-voulait-restreindre-liberte-presse-autriche