140 ou 130 km/h ? La bataille de la vitesse sur l’autoroute

autoroute autrichienne à 140

Depuis le début du mois, les Autrichiens n’ont plus le droit de rouler à 140 kilomètres/heure sur l’autoroute. C’était autorisé sur deux tronçons dans le cadre d’un « test » lancé en août 2018, par l’ancien ministre des Transports et figure de l’extrême droite, Norbert Hofer. Sauf que, suite à un scandale, son parti a quitté le gouvernement au printemps dernier. Ce sont maintenant les Verts qui gouvernent aux côtés du parti conservateur ! Et la première décision de la nouvelle ministre a été de mettre fin à l’expérimentation. Retour à la vitesse maximale de 130 sur toutes les autoroutes autrichiennes.

Comment les automobilistes prennent-ils cette bataille politique ? Je suis allée me rendre compte sur l’un des tronçons-tests, pendant les dernières heures de l’autorisation de rouler à 140. Mon reportage pour La Semaine de l’Europe est à écouter ici : www.rtbf.be/auvio/detail_la-semaine-de-l-europe?id=2609714

HC Strache et ses envies de come-back

Le leader d’extrême droite, viré du parti nationaliste pour des soupçons de malversations et d’actes de corruption l’an dernier, se dit prêt à revenir en politique.

C’est un retour sur la scène politique sur la pointe des pieds qui témoigne d’un climat délétère au sein de l’extrême droite autrichienne. Leader déchu du FPÖ, une des formations extrémistes les mieux enracinées en Europe, Heinz-Christian Strache a fait état, jeudi soir à Vienne, de ses envies de come-back en politique. Il s’est déclaré prêt à se présenter à la tête d’un nouveau parti, pour les élections municipales qui doivent se tenir dans la capitale autrichienne au plus tard à l’automne. Lire la suite « HC Strache et ses envies de come-back »

HC Strache quitte la vie politique

L’ex-vice-chancelier Heinz-Christian Strache a annoncé mardi son retrait de la vie politique après une série de scandales et la débâcle du parti d’extrême droite aux législatives anticipées de dimanche.

C’est avec un visage d’une grande pâleur qu’Heinz-Christian Strache a annoncé mardi matin son retrait de la vie politique. Il y a quatre mois, l’ancien vice-chancelier autrichien avait déjà démissionné de la tête de son parti d’extrême droite, le FPÖ. Il va plus loin et rend maintenant sa carte, avec l’intention de protéger sa «famille» politique des «calomnies» dont il fait l’objet.

Cette décision intervient alors que le FPÖ a subi une défaite douloureuse aux législatives anticipées de dimanche, avec une perte d’environ 10% des suffrages par rapport à 2017 au profit du parti conservateur de Sebastian Kurz et des Verts. Une semaine avant le scrutin, des journaux avaient dévoilé que Heinz-Christian Strache faisait l’objet d’une enquête concernant des soupçons de malversation. Lire la suite « HC Strache quitte la vie politique »

Quand le FPÖ voulait restreindre la liberté de la presse

Le bon score de son parti, l’ÖVP conservateur, aux européennes n’aura pas réussi à le sauver. Le jeune chancelier autrichien a été renversé, lundi, par une motion de censure. Sebastian Kurz paie ainsi son alliance dangereuse avec le FPÖ. Le parti d’extrême droite qui lui-même est plongé dans une affaire, déjà baptisé « Ibizagate ». Rappel : le 17 mai dernier, des médias allemands ont publié une vidéo où l’on voit le chef d’alors du FPÖ, Heinz-Christian Strache, proposer des marchés publics à une femme se faisant passer pour la nièce d’un oligarque russe, en échange de financements occultes. Il se dit même prêt à mettre au pas le quotidien le plus influent du pays. Ce qui en dit long sur ce que pense l’extrême droite autrichienne de la liberté de la presse… Mon reportage diffusé jeudi par Accents d’Europe, sur RFI : www.rfi.fr/emission/20190530-quand-fpo-voulait-restreindre-liberte-presse-autriche

« Sebastian Kurz chancelle »

Hier, le chancelier conservateur, plombé par l’affaire d’Ibiza, est tombé après une motion de censure. Une première dans l’histoire de la Seconde république autrichienne. Je vous racontais hier cette journée historique dans Libération. Extrait :

La cheffe des sociaux-démocrates a exposé les motifs de la motion de censure devant des députés très échauffés. Sebastian Kurz, qui s’est engagé dans une coalition avec l’extrême droite «en dépit de tous les avertissements», serait «responsable de la situation actuelle». Pamela Rendi-Wagner tacle également sa gestion de crise. Cette dernière semaine, il aurait tenté de former un gouvernement sans majorité parlementaire. Nuque raide, Sebastian Kurz, assis sur le banc du gouvernement, détourne la tête avec un sourire narquois.

La suite est à lire dans le journal du jour ou ici : www.liberation.fr/planete/2019/05/27/autriche-sebastian-kurz-chancelle-finalement_1729968

Sebastian Kurz a été renversé par le parlement, le très bon score de son parti aux élections européennes de dimanche n’a en rien changé la détermination des députés sociaux-démocrates, d’extrême droite et du petit parti Jetzt.

Hier, j’analysais aussi les résultats de ces européennes, captivantes en Autriche. Joie des conservateurs, soulagement de l’extrême droite, les Verts qui jouent au phœnix… c’était dans Accents d’Europe (à partir de 8:00) : www.rfi.fr/emission/20190527-europe-elections-parlement-verts-allemagne-grunen-populistes-marche-climat-brexit