Peur sur la diaspora tchétchène

Après deux guerres d’indépendance dans les années 1990, Ramzan Kadyrov a été installé à la tête de la Tchétchénie en 2007, territoire des montagnes du Caucase. Une dictature impitoyable qui a poussé à l’exil près de 150 000 membres de la communauté tchétchène, dont beaucoup sont aujourd’hui installés en Autriche.

Pourquoi les Tchétchènes ont souvent choisi l’Autriche comme pays d’accueil ? Pourquoi la peur règne-t-elle aujourd’hui parmi les opposants exilés ? J’en parlais avec Alice Rouja dans Accents d’Europe sur RFI la semaine dernière (4’50 – si vous voulez sauter les nouvelles de Sarajevo, ce que je ne conseille pas 🙂 ) rfi.fr/fr/podcasts/accents-d-europe/20220304-la-guerre-en-ukraine-ravive-de-mauvais-souvenirs-en-bosnie

Le nucléaire, énergie verte ?

C’est une véritable levée de boucliers en Autriche, depuis que la Commission européenne a annoncé mercredi la création d’un label « vert » pour les centrales nucléaires et au gaz. Officiellement la mesure, soutenue par la France qui veut relancer sa filière nucléaire, doit aider à mobiliser des fonds privés vers des activités réduisant les émissions de CO2. Jusqu’ici, seules les énergies renouvelables bénéficiaient de ce privilège. Mais, la Commission européenne prévoit maintenant de l’étendre aux centrales nucléaires. Résultat, les ONG environnementales s’insurgent, mais aussi des pays membres de l’Europe comme le Luxembourg, l’Allemagne … mais, surtout, l’Autriche !

Je vous explique le rôle particulier de l’Autriche dans la question nucléaire dans Accents d’Europe aujourd’hui (à partir de 2:30) : rfi.fr/fr/podcasts/accents-d-europe/20220204-quand-le-monde-rural-d%C3%A9sert-et-vieillissant-devient-un-enjeu-politique-en-europe

Bien-être animal : l’Autriche veut améliorer les conditions de vie des porcs en élevage

Il y a deux ans, les frères Hubmann ont décidé qu’ils élèveraient dorénavant leurs cochons en plein-air. (Sasendorf, Basse-Autriche)

« Le bien-être animal fait partie intégrante de la nouvelle stratégie de l’Union européenne pour une alimentation plus saine et plus durable. L’Europe s’est ainsi engagée à réviser en profondeur toutes ses lois sur le bien-être des animaux d’ici fin 2023. En Autriche, le débat s’est déjà imposé dans la société, sur la question de l’élevage des porcs. C’est l’un des secteurs majeurs de l’agriculture dans ce pays avec près de trois millions de cochons pour moins de neuf millions d’habitants. Là aussi, ce sont les citoyens qui ont fait bouger les choses avec un plébiscite signé par 400 000 personnes. Résultat, le parlement a voté une résolution qui demande au gouvernement d’améliorer les conditions de vie pour les élevages de cochons hors-sols. »

Mon reportage sur ce thème pour Accents d’Europe à écouter sur le site de RFI : rfi.fr/fr/podcasts/accents-d-europe/20220111-l-europe-s-engage-%C3%A0-faire-progresser-le-bien-%C3%AAtre-des-animaux-d-%C3%A9levage

Le président de la Confédération paysanne autrichienne, Georg Strasser, explique la nouvelle norme pour l’élevage des porcs sur caillebotis.

L’Autriche au cœur de l’influence russe en Europe

Depuis fin juin, l’ancien Premier ministre français François Fillon siège au Conseil d’administration d’un groupe pétrolier russe. Ce n’est pas le seul politique européen qui se soit reconverti dans une entreprise russe, à un poste très bien payé – l’ancien chancelier allemand Gerhard Schröder est l’exemple le plus connu. Mais s’il y a un pays qui reste sans doute champion en la matière, il s’agit bien de l’Autriche… Comment fonctionne cette stratégie d’influence et pourquoi les Autrichiens sont-ils si souvent embauchés par des organisations russes après une carrière politique ? Pour écouter mon interview avec l’auteur Anton Shekhovtsov sur la question, c’est dans Accents d’Europe de vendredi dernier, ici : https://www.rfi.fr/fr/podcasts/accents-d-europe/20210716-face-aux-d%C3%A9bris-spatiaux-l-europe-veut-faire-le-m%C3%A9nage-en-orbite

Le procès d’un jihadiste relance la question de l’islam radical

Le procès d’un terroriste présumé qui aurait combattu en Syrie pour l’Etat islamique remet la question des jihadistes radicalisés en Autriche sur le devant de la scène.

Il aurait égorgé, poignardé, fusillé. Des combattants ennemis, mais aussi des civils. Nom de guerre : «le fils d’Aischa». Turpal I., 33 ans, a grandi en Tchétchénie, mais c’est en Autriche, petite république prospère d’Europe centrale à la paisible réputation qu’il s’est radicalisé et a pris la décision d’aller combattre en Syrie dans les rangs de l’organisation Etat islamique, selon l’acte d’accusation du parquet autrichien.

Le temps du jugement est maintenant venu pour Turpal I. Son procès, au côté de six autres accusés, débute à Vienne ce mercredi et durera au moins jusqu’à la fin du mois de juillet. Réfugié tchétchène arrivé en Autriche à 16 ans, il est accusé de s’être rendu en Syrie en 2013 et d’y avoir dirigé une unité de l’Etat islamique jusqu’en 2015. Son avocat explique dans les médias locaux que si le jeune homme se trouvait bel et bien dans ce pays en guerre, c’était en réalité pour tenter de retrouver la tombe d’un beau-frère disparu.

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