Vienne : les Asiatiques ont perdu la guerre des vélos en libre-service

Rien de plus facile aujourd’hui que d’utiliser un des vélos en libre-service dans les grandes villes européennes. Mais une nouvelle génération, venue d’Asie, a débarqué à Vienne : des bicyclettes « sans station », que l’on peut louer et rendre à n’importe quel endroit. Sauf que ce modèle ne fonctionne pas… Surprenant ? Mon papier dans Accents d’Europe, à écouter ici (à partir de 11:30) : www.rfi.fr/emission/20180907

Michael Häupl, un monument de moins à Vienne

Le maire historique de la ville prend sa retraite après vingt-quatre ans et son départ pose au parti social-démocrate autrichien la délicate question de la direction à prendre face au succès de l’extrême droite.

«Qu’on apporte le Spritz au vin blanc !» Après vingt-quatre ans à ce poste, le maire de Vienne, Michael Häupl, part à la retraite. Peut-être prononcera-t-il encore ce qui passe pour être sa phrase préférée, pour les fans. Appétit, humour bon enfant et répliques abrasives, il remballe l’attirail qui l’a élevé au rang d’icône et passe le flambeau, aujourd’hui, à un autre social-démocrate, Michael Ludwig. Vienne, dirigé par la gauche en coalition avec les Verts, reste un bastion de la résistance au gouvernement du conservateur Sebastian Kurz, en coalition, lui, avec l’extrême droite du Parti de la liberté (FPÖ). Mais la ville perd aujourd’hui un monument.

Le 1er mai, une centaine de milliers de camarades ont fêté la social-démocratie, qui règne sur la ville depuis un siècle (à l’exception des années fascistes). Peut-être par nostalgie, ils étaient plus nombreux que ces dernières années. Certains et certaines arboraient une moustache grise factice, dernier hommage au chef sur le départ. «Pour les Viennois, Michael Häupl est devenu cool», explique Eva Zeglowits. Selon cette politologue spécialiste du comportement électoral, «il est perçu comme proche du peuple, sans être rétrograde», à la différence de beaucoup de ses collègues autrichiens qui écument les kermesses en habit traditionnel. «Avec Häupl, Vienne est devenu plus urbain», récapitule de son côté le conseiller municipal en charge de la culture, Andreas Mailath-Pokorny, qui fait lui aussi ses bagages, après dix-sept ans de service. «Ce n’est plus une ville-musée, mais une capitale de la culture contemporaine, avec une vie étudiante et scientifique», se rengorge-t-il. Couronnement de l’ère Häupl, sa cité a été désignée pour la neuvième fois d’affilée «ville où il fait le mieux vivre au monde» dans le classement Mercer.

«Aile droite»

Électoralement, Michael Häupl a aussi marqué des points en se posant en adversaire principal du Parti de la liberté. En 2005, il obtient même la majorité absolue en renvoyant Jörg Haider dans les cordes avec un féroce : «Aucune place pour l’antisémitisme à Vienne.» En 2015, il en repasse une couche sur le nouveau leader de la formation d’extrême droite, Heinz-Christian Strache, cette fois sur la question du retour des jihadistes autrichiens : «Je ne renvoie aucun enfant de ma ville sous les canons de l’EI.» Pourtant, le XIe arrondissement tombe. Loin du cossu centre-ville, ce quartier ouvrier élit le premier maire d’arrondissement FPÖ.

D’autres circonscriptions sont menacées ; une fronde se forme au sein du personnel social-démocrate. «Les quartiers périphériques, en particulier, ne se sentaient pas assez représentés à la mairie», explique la toute nouvelle secrétaire générale de l’antenne viennoise du parti, Barbara Novak. Son chef était le meneur des «rebelles» : Michael Ludwig, aujourd’hui nouveau maire de Vienne. Après des années de conflit larvé, il s’est imposé lors d’un vote interne, contre la recommandation de Michael Häupl. Sur quelle voie va-t-il mener la centenaire «Vienne la rouge» ? Les médias locaux le présentent comme un tenant d’une «aile droite» de son parti, qui défend une ligne plus dure sur l’immigration. Un autre représentant en est Hans Niessl, qui a fait des vagues en choisissant, il y a trois ans, le Parti de la liberté comme partenaire de coalition pour gouverner une région voisine, le Burgenland.

«Alternative au relent conservateur et nationaliste»

«Personne au sein de la section viennoise ne veut entrer en coalition avec le FPÖ !» assure maintenant Barbara Novak. […]

Lire la suite sur le site du journal Libération : www.liberation.fr/planete/2018/05/23/michael-haupl-un-monument-de-moins-a-vienne_1652028

Alzheimer et les policiers

inspecteur Moser, Wilhelmina, directrice, inspecteur Gobold

Selon les dernières études épidémiologiques, le nombre de personnes souffrant de démence liée à l’âge double désormais tous les 20 ans. En Autriche, on dénombre environ 130 000 cas. La maladie est un défi pour les familles, le personnel soignant mais aussi pour la police. Que faire face à des personnes au comportement inhabituel ou désorientées ? Les responsables autrichiens sont à la recherche de solutions. J’ai fait un reportage, que vous pouvez écouter sur le site d’Accents d’Europe de RFI : www.rfi.fr/emission/20180424-policiers-autrichiens-plus-pres-malades-alzheimer

Un thriller en temps réel sur les réseaux sociaux et dans la Seestadt

la battue dans un champ de la Seestadt
Dimanche dernier, personnages et spectateurs de la Seestadt Saga se sont livrés à une battue dans ce champ de la Seestadt, à la recherche d’indices pouvant faire avancer l’intrigue de cette saga.

Le théâtre explore de nouvelles scènes, y compris virtuelles. La petite compagnie viennoise du Schauspielhaus a conçu une série, la Seestadt-Saga, qui se déroule sur un mois. Elle est jouée en temps réel alternativement sur les réseaux sociaux – Twitter, Facebook, Instagram – et dans des lieux bien réels. Les internautes sont invités à participer et à interagir avec les acteurs et le scénario. J’ai participé à cette expérience à Vienne, dans le quartier satellite en construction de la Seestadt.

À écouter à la fin de l’émission « Accents d’Europe » d’hier (à partir de 13’40) : www.rfi.fr/emission/20171109-sicile-migrantes-enceintes-soutien-psychologique-programme-cara-mineo

Polémique autour des jardins d’enfants musulmans à Vienne

Ils sont dans le viseur de celui qui sera sans doute le prochain chancelier conservateur, Sebastian Kurz. En Autriche, les jardins d’enfants musulmans doivent essuyer les critiques très politiques qui se sont multipliées, durant la campagne pour les législatives. Communautarisme, ghettoïsation ou, au contraire, développement dans le respect d’une culture et d’une religion minoritaire ? Le débat se poursuit. Je suis allée visiter une de ces crèches, privées et controversées.

Mon reportage pour « Accents d’Europe » à écouter ici : www.rfi.fr/emission/20171106-autriche-jardins-enfants-musulmans-grece-santorin-hongrie-citadins-amnesiques

Retour de hype pour le voyage en car (ou : pourquoi la gare routière internationale de Vienne est si laide)

Le Vienna International Busterminal : sa situation sous une bretelle d'autoroute n'est pas très esthétique, mais pratique pour partir sans retard vers Budapest ou Bratislava.

En Europe et surtout dans l’Ouest de l’Europe, l’autobus n‘est pas un moyen de transport aussi commun que dans d’autres parties du monde pour les grandes distances. Mais cela évolue !

En France, on a beaucoup parlé des bus Macron, du nom de l’ancien ministre de l’Economie désormais président qui, en 2015, a libéralisé le secteur. Plus de 8 millions de personnes ont déjà emprunté les autocars de ces nouvelles compagnies privées.

En Autriche, après des décennies où il a été quasi réservé aux immigrés de l’Est et du Sud, le voyage en car est en train de redevenir branché. Ici, il n’y a pas eu de loi de libéralisation du transport. Les compagnies privées affrètent des bus depuis toujours, mais le nombre de passagers a explosé grâce une évolution technologique : le boom des applications de réservation en ligne.

Écoutez mon reportage pour Accents d’Europe et apprenez pourquoi la gare routière internationale de Vienne est si laide ! Le lien (à partir de 2’40 min) : www.rfi.fr/emission/20171030-serbie-refugies-ecole-rentree-scolaire

Le Vienna International Busterminal : sa situation sous une bretelle d’autoroute n’est pas très esthétique, mais pratique pour partir sans retard vers Budapest ou Bratislava.