L’activiste de 23 ans aurait dû être un atout marketing pour un parti écologiste à la popularité usée par l’exercice du pouvoir. Mais des reproches sur son comportement privé changent la donne.
Elle était la tête de liste idéale, qui allait réenchanter le parti écologiste autrichien. Dans sa campagne placée sous le signe du «cœur», à rebours de la politique de «dénigrement» propagée par l’extrême droite, Lena Schilling commençait ses meetings au son d’un cardiogramme et on y croyait presque lorsque, aux côtés de la jeune femme, les bonzes du parti faisaient avec leurs doigts le signe du cœur, pour la photo. Ironie de l’histoire, c’est son manque de cœur supposé qui fait trébucher la candidate, après des accusations rendues publiques depuis le 7 mai. Elle aurait en particulier lancé ou colporté de graves rumeurs dans les cercles politiques viennois – dont l’une a nécessité l’intervention d’un tribunal pour la stopper – et laissé entendre avoir été harcelée par un député et un journaliste de télévision, ce qui est aujourd’hui mis en doute.
Lena Schilling, étudiante en sciences politiques et professeure de danse de 23 ans, est le visage local de la jeune génération des activistes du climat. Un temps membre du mouvement Fridays for Future, la Viennoise s’est fait un nom en 2023 […] La suite sur le site du journal Libération.
